- (En présence de Adrien Houngbedji, Bruno Amoussou, idji Kolawolé, Mathurin Nago, Louis Vlavonou, des membres du gouvernement, du corps diplomatique et de toute l’assemblée nationale)

Ce mercredi 15 avril 2026, à l‘ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale pour le compte de l’année 2026, le professeur Joseph Djogbénou, président de l’Assemblée Nationale du Bénin 10ème législature, a rendu un hommage appuyé à l’ancienne Première dame, feue Rosine V. Soglo, décédée en juillet 2021. C’était en présence de Adrien Houngbedji, Bruno Amoussou, idji Kolawolé, Mathurin Nago, Louis Vlavonou, des membres du gouvernement, du corps diplomatique et de toute l’assemblée nationale. « Elle n’a pas pu être présidente de l’Assemblée. Elle a préféré, au fil des législatures, présider notre conscience », a lancé le président Djogbénou.
Lire l’hommage de Joseph Djogbénou à feue Rosine Soglo
« Elle n’a pas pu être présidente de l’Assemblée. Elle a préféré, au fil des législatures, présider notre conscience. Chaleureuse autant que rigoureuse, elle fut notre Première Dame et restera, pour longtemps encore, notre dame première.
Avocate remarquable et femme politique remarquée, sa cécité lumineuse éclairait les débats parlementaires d’une rare perspicacité et d’une féconde lucidité. Brave et stratège, chef de parti et directrice de pensée de son groupe politique, de ses partisans, et même voix de ses détracteurs, Rosine Soglo, connue de renommée et de réputation glorieuse comme Maman Rosine ne fut pas seulement une grande femme. Elle fut un grand homme d’État homme avec un grand H, bien entendu avec tout ce qu’il y a d’humanité, une humanité qui transcende l’espace et le temps.
Elle fut surtout une législatrice hors pair, dont la figure, la posture et la présence ne laissaient personne indifférent. Arrachée à notre commune affection le 25 juillet 2021, je rends grâce à Dieu d’avoir été doublement honoré de sa présence énergique et affectueuse : lorsque je présidais, à la septième législature, la commission des lois dont elle fut membre, et lorsque j’occupais au gouvernement le département de la Justice et de la Législation, à l’occasion des discussions autour des projets et propositions de lois de transformation économique et politique. Ses interventions furent toujours passionnées, éclairantes et décisives.
En faut-il davantage, Mesdames et Messieurs, pour que la présente législature soit irriguée de son esprit ? En faut-il davantage pour que la présidence que mes collègues m’ont confiée honore particulièrement sa mémoire ? Quoi qu’il en soit, il ne serait que de bon augure de placer cette législature sous son égide spirituelle… »

