- « La FCBE n’a pas rejoint la mouvance, elle en fait désormais partie », affirme-t-il
Invité de l’émission « Dimanche C’Politique » diffusée le 21 juin 2026 sur E-Télé, le deuxième Secrétaire exécutif national adjoint de la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), El-Farouk Soumanou, s’est longuement prononcé sur la situation de son parti, son récent repositionnement politique et les perspectives qui s’offrent à cette formation après plusieurs revers électoraux.

D’entrée, El-Farouk Soumanou a dressé un constat lucide de l’état de santé de la FCBE. Selon lui, le parti ne peut se satisfaire des résultats enregistrés lors des différentes consultations électorales organisées depuis 2020. « Le parti va bien, mais pas très bien », a-t-il déclaré, rappelant que la FCBE n’a pas obtenu les résultats escomptés lors des élections communales de 2020, de la présidentielle de 2021, des législatives de 2023 et des élections générales de 2026.
Face à cette réalité politique, la formation a engagé une réflexion stratégique qui l’a conduite à signer des accords de gouvernance avec les partis soutenant le président de la République Romuald Wadagni. Pour El-Farouk Soumanou, cette décision résulte avant tout d’un calcul politique dicté par les nouvelles exigences du système partisan et du code électoral.
Le leader de la FCBE reconnaît notamment que son parti ne disposait pas d’un poids électoral suffisant pour franchir seul certains seuils exigés par la législation électorale. Les accords de gouvernance ont ainsi permis au parti de participer aux élections tout en bénéficiant des mécanismes de parrainage nécessaires à la présidentielle.
Interrogé sur les critiques suscitées par ce rapprochement avec la mouvance présidentielle, El-Farouk Soumanou a tenu à nuancer. Selon lui, la FCBE n’a pas renié son parcours ni ses convictions, mais a simplement adapté sa stratégie à une nouvelle réalité politique.
Il insiste sur le fait que le parti a officiellement mis fin à son statut d’opposition et fait désormais partie de la majorité soutenant le président Romuald Wadagni. Toutefois, il rejette l’idée selon laquelle cette démarche serait motivée par la recherche de postes ou de privilèges. « Le rôle d’un parti politique n’est pas uniquement d’obtenir des nominations, mais de participer à l’animation de la vie politique et au développement du pays », a-t-il expliqué.
L’émission a également permis d’aborder les remous internes enregistrés ces dernières semaines, notamment la démission de l’ancien Secrétaire exécutif national, Paul Hounkpè. Sur ce dossier, le responsable de la FCBE a reconnu la surprise provoquée par cette décision tout en indiquant que le parti avait pris acte de ce choix personnel. Il affirme néanmoins que cette situation ne remet pas en cause la cohésion de la formation politique, qui dispose, selon lui, de mécanismes internes capables de gérer les divergences et les contradictions.
Au-delà de l’actualité immédiate, El-Farouk Soumanou a évoqué les réflexions en cours sur l’avenir du parti. Une tournée de consultation des militants devrait être organisée afin de recueillir leurs avis avant la tenue d’un prochain congrès. Plusieurs options restent ouvertes, notamment le maintien de l’autonomie du parti, une éventuelle fusion avec d’autres formations politiques ou encore une profonde réorganisation interne.
Dans son message de clôture
Le deuxième Secrétaire exécutif national adjoint El-Farouk Soumanou a pour finir, invité les militants à faire preuve de patience et de confiance. Il estime que la FCBE a traversé une période difficile mais qu’elle entre désormais dans une nouvelle phase de son histoire politique.
Pour El-Farouk Soumanou, le repositionnement engagé doit permettre au parti de continuer à jouer un rôle dans la consolidation de la démocratie béninoise et dans l’accompagnement des politiques publiques au service du développement national.
Romain HESSOU

