
Faire de la production de manioc, de l’igname et de la patate douce une des filières agricoles stratégiques du Bénin. C’est l’une vision des visions du gouvernement qui a mis en place le Projet de Développement des Chaînes de Valeur des Racines et Tubercules (PDCV-RT). Le lancement officiel de ce projet a eu lieu, le mardi 17 février 2026, à Fita, dans la commune de Dassa-Zounmè. Lors de la cérémonie de lancement, la Secrétaire Générale du Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche a souligné que le Gouvernement nourrit l’ambition de faire émerger un tissu industriel national dynamique, capable de transformer localement les productions de manioc, d’igname et de patate douce en produits à forte valeur ajoutée : amidon industriel pour le textile et la pharmacie, farines panifiables de substitution, chips, semoules, purées déshydratées ou encore aliments pour bétail. « C’est aussi le rêve d’une jeunesse rurale fière, entreprenante et innovante, qui trouve dans les chaînes de valeur agricoles modernes une véritable opportunité d’avenir », a déclaré Madeleine LAFIA MORA. Au nom des bénéficiaires, Athanase LOKONON a exprimé sa gratitude au Président de la République, Patrice TALON, au Ministre de l’Agriculture Gaston Cossi DOSSOUHOUI ainsi qu’aux partenaires financiers pour leur engagement.Couvrant plusieurs départements : le Zou, les Collines, le Borgou, la Donga, le Plateau, l’Ouémé, l’Atlantique, le Mono et le Couffo, ce projet dédié à la production du manioc, de l’igname et de la patate douce, ambitionne de moderniser et valoriser les systèmes de transformation, de développer des infrastructures marchandes et des pistes rurales, ainsi que de renforcer les capacités des acteurs publics et privés. Il vise également la création d’emplois décents, notamment pour les jeunes et les femmes, et est prévu pour la période 2025-2030. D’un budget de 63 millions d’euros, soit environ 41 milliards de francs CFA, il est financé par la Banque Islamique de Développement, l’Institut d’Agriculture Tropicale et l’État béninois. A souligner que ses interventions sont structurées autour des pôles de développement agricole 4, 5, 6 et 7, regroupant notamment des communes telles que Parakou, Djougou, Dassa-Zounmè, Savalou, Zagnanado, Dogbo, Kétou, Dangbo, Abomey-Calavi et Lokossa. Il va bénéficier aux petits exploitants agricoles, producteurs et multiplicateurs de semences, transformateurs, commerçants, consommateurs, ainsi que les jeunes, les femmes et les personnes vulnérables.
Anselme HOUENOUKPO

