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Jubilé des Noces de Perles du Tribunal Ecclésiastique de Cotonou : La conférence inaugurale lancée autour du canon 750

Le Jubilé des 30 ans du Tribunal ecclésiastique de Cotonou a démarré ce vendredi 28 novembre 2025 au Chant d’Oiseau avec une conférence inaugurale animée par Mgr Nicolas de Boccard, venu spécialement de Lyon. Devant prêtres, religieuses et fidèles, le prélat a exposé en profondeur le canon 750 du Code de droit canonique, ouvrant officiellement les trois jours de réflexion consacrés au thème : « Prévenir le phénomène de l’abus sexuel dans la société ».

La première soirée du Jubilé des 30 ans du Tribunal Ecclésiastique de Cotonou a réuni de nombreux prêtres et sœurs autour d’un moment d’enseignement doctrinal conduit par Mgr Nicolas de Boccard. Ce vendredi 28 novembre, la prière d’ouverture, dirigée par le père Sylvain, a donné le ton d’une rencontre placée sous le sceau de la réflexion et de la rigueur ecclésiale.

Après un mot de bienvenue adressé par le père Akoha, saluant le déplacement du conférencier depuis la France pour marquer les 30 ans du Tribunal ecclésiastique, Mgr de Boccard a introduit son intervention consacrée au canon 750 du Code de droit canonique.

Il a lu et présenté successivement les trois paragraphes de ce canon, qu’il a développés avec précision.

Le premier paragraphe, portant sur l’obligation de croire tout ce que l’Église propose comme divinement révélé, a été éclairé par une série d’explications sur l’unique dépôt de la foi et l’autorité du magistère. Voici ce que dit ce code : « On doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise par la tradition, c’est-à-dire dans l’unique dépôt de la foi confié à l’Église, et qui est en même temps proposé comme divinement révélé par le magistère solennel de l’Église ou par son magistère ordinaire et universel, à savoir ce qui est manifesté par la commune adhésion des fidèles sous la conduite du magistère sacré ; tous sont donc tenus d’éviter toute doctrine contraire ».

Le deuxième paragraphe, relatif à l’accueil ferme des vérités proposées définitivement par l’Église, a été détaillé comme un devoir essentiel pour préserver la foi et les mœurs. Voici ce que confie ce code : « On doit fermement accueillir et garder également toutes et chacune des choses qui sont proposées définitivement par le magistère de l’Église quant à la foi ou les mœurs, c’est-à-dire ces choses qui sont requises pour garder saintement et exposer fidèlement ce même dépôt de la foi, s’oppose donc à la doctrine de l’Église Catholique celui qui refuse ces mêmes propositions que l’on doit garder définitivement ».

Quant au troisième paragraphe, il a insisté sur la « soumission religieuse de la volonté et de l’intelligence » due au magistère authentique, même en l’absence d’un acte définitif. Ce 3è code confie que : « Ce n’est pas vraiment un assentiment de foi, mais néanmoins une soumission religieuse de la volonté et de l’intelligence qu’il faut accorder à une doctrine que le pontife suprême ou le collège des évêques énonce en matière de foi ou de mœurs lorsqu’ils exercent le magistère authentique, même s’ils n’ont pas l’intention de les proclamer par un acte définitif, les fidèles veilleront donc à éviter ce qui ne concorde pas avec cette doctrine ».

À chaque étape, le conférencier a extrait des enseignements pratiques et doctrinaux, offrant un décryptage complet du texte canonique. Une séance d’échanges a ensuite permis aux participants de poser leurs préoccupations, auxquelles Mgr de Boccard a répondu avec précision. Le père Sylvain a clôturé les prises de parole en remerciant le conférencier. Ovations et marques de satisfaction ont salué la qualité de l’exposé avant la prière finale.

Le rendez-vous est désormais pris pour la deuxième journée du Jubilé, qui se tiendra ce samedi 29 novembre avec une série de communications portant sur les dimensions sociologiques, ecclésiales, juridiques et psychologiques du phénomène des abus sexuels.

Augustin HESSOU

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