La Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin a organisé, le vendredi 27 mars 2026 à Cotonou, une session thématique sur le genre et l’environnement. Cette rencontre, tenue à la salle polyvalente de l’institution, a permis d’informer les opérateurs économiques sur les mécanismes de financement du Fonds National pour l’Environnement et le Climat. L’initiative vise à renforcer la résilience du secteur privé face aux défis climatiques tout en facilitant l’accès aux ressources financières durables pour des projets innovants.

Les défis croissants liés au dérèglement climatique imposent désormais aux entreprises béninoises une mutation profonde de leurs modèles d’investissement. Dans l’enceinte de la salle polyvalente de la CCI Bénin le vendredi 27 mars 2026, les opérateurs économiques ont pris la mesure de l’urgence lors d’une session de sensibilisation dédiée au partenariat avec le Fonds National pour l’Environnement et le Climat (FNEC). Cette rencontre, suivie simultanément en ligne dans toutes les régions, a servi de plateforme pour lever le voile sur les opportunités de financement vert souvent méconnues du secteur privé national.
La séance animée par Prisca Jimaja Ablet, cheffe du service mobilisation des ressources financières au FNEC, portait sur le thème « Le Fond National de l’Environnement (FNEC) et du Climat, rôle et missions : cadre de collaboration avec le Secteur Privé ». D’emblée, l’experte a présenté les missions et domaines d’intervention du FNEC avant d’expliquer les modalités d’accès aux financements vert et les secteurs économiques couverts. Dans son exposé, elle a partagé avec les opérateurs économiques les opportunités de renforcement de capacités, tout en encourageant la collaboration FNEC – secteur privé.
L’experte, Prisca Jimaja Ablet a également exposé la vulnérabilité des secteurs d’activité face aux catastrophes naturelles, avertissant que sans adaptation, les efforts de croissance pourraient être réduits à néant. Elle a précisé que son institution est une entité nationale accréditée à accès direct au Fonds Vert pour le Climat et au Fonds d’adaptation. « Nous avons parlé des cofinancements des projets par le secteur privé et du renforcement des capacités pour élaborer des projets bancables », a-t-elle confié à la presse à l’issue de la séance. Elle n’a pas manqué de souligner l’intérêt marqué des chefs d’entreprise pour un partenariat gagnant-gagnant.

Cette dynamique de soutien aux membres de la Chambre consulaire s’inscrit dans une vision plus large portée par le bureau national. Cellia Akinhola, cheffe du département partenariats et coopération internationale à la CCI Bénin, a rappelé que cette activité découle d’un programme d’accompagnement initié par le président de la CCI Bénin, Arnauld Akakpo. Selon elle, dans un contexte marqué par la transition énergétique, il est primordial d’aider les opérateurs à monter des projets de financement résilients. Elle a d’ailleurs annoncé que d’autres thématiques similaires seront programmées pour outiller davantage les chefs d’entreprise sur les dispositifs d’appui existants.
Les échanges ont permis de clarifier les modalités d’accès aux fonds pour les secteurs économiques couverts par les mesures incitatives nationales. Les participants ont pu s’approprier les outils nécessaires pour transformer leurs contraintes environnementales en leviers de croissance. Cette première session thématique se referme sur une note d’espoir, jetant les bases d’une collaboration structurelle entre les gardiens de l’environnement et les créateurs de richesse pour un développement durable du Bénin.
Augustin HESSOU

