
Les acteurs du football se réuniront le 25 août prochain pour officialiser l’arrivée de Marcellin Bocovè à la tête du comité exécutif de la Fbf. À l’approche de ce rendez-vous, l’homme qui assurera la succession de Mathurin de Chacus s’est exprimé le dimanche 16 août sur le plateau de l’émission Zone Franche (Canal 3 Bénin). Ayant levé toute ambiguïté sur sa candidature, il a dévoilé ses ambitions pour le football.
En effet, l’Ingénieur en génie civil spécialisé en gestion des transports, fondateur et président depuis douze ans de l’ASVO (Ligue 1), et qui a siégé durant les deux derniers mandats au sein du Comité exécutif sortant a rappelé son parcours et son expérience, qu’il met en gage pour la réussite de sa gestion à la tête de la fédération. Acteur clé dans la recherche des partenaires pour la Fbf sous Mathurin de Chacus, Marcellin Bocovè qui a eu un ancrage institutionnel international, avec un passage de cinq ans à la commission du football des jeunes de la CAF et un siège à la commission de la responsabilité sociale de la FIFA compte sur la responsabilité de chacun des membres de son bureau. « Je ne suis pas là en tant que soliste, je ne suis pas là pour faire un one man show. Je suis le porteur du projet d’une équipe qui s’est élargie à toute la famille du football béninois. Ce ne sont pas des jeux de couloirs qui ont abouti à cette candidature unique, mais la prise de conscience de la nécessité de rester ensemble pour bâtir », a-t-il révélé.
S’appuyant sur le bilan des huit dernières années, il a rappelé que la principale réussite de l’équipe sortante réside dans la stabilisation du football national. Ainsi, l’apaisement des crises, la régularité des championnats, la qualification historique des U20 féminines pour le Mondial en Pologne et la création des premiers centres de formation fédéraux (N’Dali, Missérété et Lokossa) constituent selon lui le socle sur lequel appuyer le nouvel essor. Il convient selon lui, que chacun des membres œuvre pour la consolidation de ces acquis vue qu’ils souhaitent tous le développement du béninois.
Cap sur la formation et la professionnalisation
Interrogé sur la vision de la prochaine équipe, il a fait savoir que le travail à faire est structuré autour de quatre piliers stratégiques. En premier, la formation à la base et la détection des talents. Le Bénin regorge des talents qu’il faut dénicher et façonner pour en faire des produits finis capables de hisser haut le football béninois. Pour ce fait, la mise à disposition d’infrastructures devient une obligation dans sa feuille de route. Il s’est engagé de façon ferme à implanter 3 nouveaux centres de formation fédéraux afin de garantir un centre pour chaque couple de départements. La gouvernance de de Chacus ayant entamé la mise en place des centres de formation, il pense poursuivre la finalisation de l’intégration de ces structures existantes (à l’instar du centre de Lokossa, doté d’un collège d’enseignement intégré pour allier sport et études). Dans sa vision, il ambitionne de poursuivre le renforcement des compétences des éducateurs (plus de 600 entraîneurs déjà formés) et des arbitres. Pour ce qui concerne l’élite, une autonomie sera accordée pour la gestion des championnats. Ainsi, la Ligue de Football Professionnel du Bénin pourra optimiser les partenariats commerciaux (à l’image de l’accord avec Celtis), les droits de retransmission et les ressources des clubs. Les compétitions de jeunes connaîtront une structuration afin de créer un pont direct entre les centres de formation et les clubs de Ligue 1 et Ligue 2. Avec son profil d’ingénieur, il pense rationaliser la gouvernance administrative de la fédération et poursuivre l’entretien et le développement des infrastructures sportives en synergie avec l’État. Tout ceci pour aboutir au rayonnement du football béninois tant au plan continental qu’international. « Il y aura la mobilisation des réseaux à la CAF et à la FIFA pour renforcer la présence diplomatique du Bénin, négocier des soutiens techniques et mobiliser des investissements financiers extérieurs », a-t-il indiqué tout en rejetant tout triomphalisme et en promettant d’aborder l’échéance fédérale en chef d’orchestre résolu à transformer ce consensus politique en résultats probants sur le terrain.
Anselme HOUENOUKPO

