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Exécution budgétaire au 30 juin 2026 : L’Assemblée nationale affûte son contrôle à Grand-Popo

Depuis ce mercredi 7 octobre 2026, la salle de conférence de l’hôtel No-Stress, à Grand-Popo, abrite l’atelier d’appropriation et d’exploitation du rapport d’exécution du budget de l’État, arrêté au 30 juin 2026. Les travaux ont été lancés par l’honorable Gérard Gbénonchi, président de la commission des finances et des échanges de l’Assemblée nationale, qui s’exprimait au nom du président Joseph Fifamin Djogbénou.

Un atelier d’appropriation et d’exploitation du rapport d’exécution du budget de l’État, arrêté au 30 juin 202 se tient depuis hier mercredi à l’hôtel No-Stress, à Grand-Popo.  Cette rencontre, pilotée par l’Unité d’analyse, de contrôle et d’évaluation du budget de l’État (UNACEB), réunit autour de la même table les présidents et rapporteurs de l’ensemble des commissions permanentes du Parlement, les députés de la commission des finances, des cadres du ministère de l’Économie et des Finances, des experts de la Cour des comptes et des cadres parlementaires. Son financement est assuré conjointement par la GIZ et l’Assemblée nationale, au moyen des crédits affectés à la commission des finances.

Pour Gérard Gbénonchi, l’ambition première est de mettre les élus de la commission des finances et les cadres parlementaires en mesure de s’approprier ce rapport sur la gestion budgétaire 2026 et de l’exploiter à bon escient. Concrètement, l’atelier doit les guider dans la lecture des principaux agrégats de l’exécution des lois de finances à la date du 30 juin 2026, aider les députés à bâtir leurs avis à l’attention du gouvernement sur l’usage des crédits à cette échéance, et repérer les actions de contrôle que le Parlement pourrait engager au vu des principaux constats.

Pour justifier la pertinence de ces assises, le président de la commission est revenu sur le socle juridique de la mission des parlementaires. « L’Assemblée nationale exerce la plénitude du pouvoir législatif et assure le contrôle de l’action gouvernementale. Tel est le principe consacré par l’article 79 de la loi n° 2025-20 du 17 décembre 2025, modifiant et complétant la loi n° 90-32 du 11 décembre 1990 portant constitution de la République du Bénin, telle que révisée par la loi n° 2019-40 du 7 novembre 2019 », a-t-il rappelé.

Il a ensuite souligné que, dans un régime démocratique, ce pouvoir de contrôle est une prérogative essentielle, qui entretient le lien de confiance entre les représentants de la nation et leurs mandants. « Elle permet aux parlementaires de vérifier la conformité des activités gouvernementales et de s’assurer de la bonne exécution de l’autorisation budgétaire. En matière financière, cette fonction incombe principalement à la commission des finances et des échanges (C2) », a-t-il ajouté. Du reste, en vertu du cadre harmonisé des finances publiques, notamment de l’article 93 de la loi organique n° 2013-14 du 27 septembre 2013 relative aux lois de finances (LOLF), le gouvernement doit transmettre chaque trimestre ses rapports d’exécution à cette commission, qui les analyse.

  Gérard Gbénonchi a par ailleurs, fait valoir que les enjeux dépassent le simple cadre de ces travaux. La qualité du contrôle budgétaire exercé par l’Assemblée nationale pèse en effet directement sur la note attribuée au Bénin dans l’enquête sur le budget ouvert, où le pays occupe aujourd’hui la 11ᵉ place mondiale, la 2ᵉ en Afrique et la 1ʳᵉ dans l’espace francophone. Forts de ce classement, les participants ont été invités à aborder les travaux avec rigueur, disponibilité et sens des responsabilités. Le président de la commission a également adressé ses remerciements à la GIZ pour son soutien constant, à travers le projet ReFORM.

Au nom de la GIZ, M. Dorinali Yalla Boni a, pour sa part, rappelé l’attention que la coopération allemande et l’Union européenne portent au suivi des réformes des finances publiques au Bénin. Il s’est déclaré persuadé que des échanges participatifs, inclusifs et fructueux permettront d’atteindre les résultats attendus. Il s’est aussi félicité de cette rencontre désormais devenue une tradition, qui conforte le partenariat naissant entre l’Assemblée nationale et la Cour des comptes, sous la facilitation du projet ReFORM.

Fidèle KENOU

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