Six mois après l’avènement du président Romuald Wadagni au pouvoir, une délégation de Ministres conseillers a rencontré, mardi 20 octobre 2026 à Parakou, les élus locaux, les relais communautaires et les populations. L’Objectif est de présenter les principales mesures gouvernementales, notamment dans les domaines de la santé, de la sécurité et de l’action sociale, tout en recueillant les préoccupations des citoyens.

Privilégier le dialogue pour mieux faire connaître les réformes et apprécier leur portée sur le terrain. C’est la démarche adoptée par plusieurs Ministres conseillers qui ont échangé avec les populations de Parakou, le mardi 20 octobre 2026. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des six premiers mois de gouvernance du président de la République Romuald Wadagni et vise à rapprocher l’action publique des réalités vécues par les citoyens.
Au cœur des échanges, les mesures relatives à la prise en charge des urgences vitales. Rosine Dagniho, Ministre conseiller à la Santé, a rappelé le principe qui sous-tend cette réforme, « En cas d’urgence vitale, on soigne d’abord et on régularise ensuite. » Elle a invité les relais communautaires et les élus locaux à contribuer à la vulgarisation de cette mesure, à répondre aux interrogations des populations et à lutter contre les informations erronées.
La sécurité a également occupé une place importante dans les discussions. Rachidi Gbadamassi, Ministre conseiller à la Défense, a évoqué la mobilisation annoncée de plus de 35 milliards de FCFA pour électrifier plus de 127 localités. Selon lui, cette initiative présente un double enjeu, celui d’améliorer les conditions de développement et de contribuer à la sécurité publique. Il a par ailleurs appelé les habitants à collaborer avec les forces de défense et de sécurité, notamment en signalant les comportements suspects, tout en soulignant la nécessité de réduire la méfiance entre les populations et les forces de l’ordre.
De son côté, Mariam Djaouga Sacca, Ministre conseiller à la Famille et à l’Action sociale, a défendu la portée concrète des mesures sociales, qu’elle dit perceptibles dans les écoles, les centres de santé et les campagnes agricoles. Elle a toutefois rappelé que leur mise en œuvre durable suppose également la participation des bénéficiaires, notamment en ce qui concerne la régularisation des frais.
Les préoccupations locales au centre des échanges
Les autorités départementales et communales ont salué cette démarche d’écoute. Pour Abdoul-Chakour Assouma, préfet du Borgou, la rencontre offre aux populations l’occasion de s’exprimer et de recevoir des informations sur les actions gouvernementales. Le maire de Parakou, Zul-Kifly Zakarié, a, lui aussi, insisté sur l’importance du dialogue. Selon lui, les préoccupations exprimées par les citoyens doivent être considérées comme des contributions à l’amélioration de l’action publique, car la confiance se construit par l’écoute et se consolide par les résultats.
Les interventions des participants ont notamment mis en évidence les difficultés liées aux infrastructures routières et à l’accès aux soins. Baboni Alassane, acteur communautaire, a déploré l’état de certaines voies, qui compliquerait l’évacuation des malades vers Parakou. Une préoccupation qui rappelle que, au-delà des mesures annoncées, les conditions concrètes d’accès aux services essentiels demeurent déterminantes pour les populations.
Hassane Sidi, représentant des relais communautaires, a pour sa part salué une démarche qu’il estime inhabituelle, affirmant que c’est la première fois qu’une délégation ministérielle vient, selon lui, s’imprégner directement des difficultés vécues par les habitants.
Cette rencontre aura ainsi permis aux représentants du gouvernement de présenter certaines orientations et aux citoyens de faire entendre leurs attentes. Reste désormais à traduire les échanges en réponses concrètes aux préoccupations soulevées. Pour les populations de Parakou, l’écoute constitue un premier pas ; les résultats sur le terrain seront déterminants pour mesurer la portée de cette démarche.
Romain HESSOU

