
« Aujourd’hui, nous sommes dans un schéma qui nous permet de nous réjouir, de voir les anciens présidents Boni Yayi et Patrice Talon, ensemble, dans un creuset, et travailler. C’est important. Le schéma est important, parce qu’ici, il est institutionnalisé. Ce n’est plus un rapport Yayi -Talon, c’est une question d’institution » a déclaré ce week-end, dans une émission sur Esae-Tv, Iréné Agossa, porte-parole du parti Union Progressiste le Renouveau. « Le Sénat, c’est une marque identitaire de notre pays. Vous n’allez pas voir ailleurs ce type de Sénat, exactement comme cela qui cadre bien sûr avec la tradition chez nous. Ici, c’est la marque identitaire et c’est cela qui caractérise la structure de gestion, même dans nos familles. » a-t-il aussi relevé. « On n’a aujourd’hui fait en sorte que le mentorat soit institutionnalisé. C’est un génie béninois. Il faut l’apprécier. C’est une chance que nous avons que tous ceux-là soient ensemble pour parler du pays. Et ceci dans l’intérêt supérieur de la nation. Et ceux-là en leur sein, ont élu des responsables à leur tête » a ajouté Iréné Agossa. C’est dire, à le croire, que les sénateurs ont vu ceux-là mêmes qui peuvent conduire les destinées de cette institution qui est la chambre haute du parlement et permettent à ce que le rôle que doit jouer cette institution puisse le jouer dans l’intérêt de la nation. Le porte-parole de l’UP-R dit en exprimer « une satisfaction totale ». Et de poursuivre : « Cela montre que celui qu’on a choisi à la tête de cette institution est l’incarnation d’une fierté de notre processus de développement. Il vient encore de répondre à l’appel de la République et vient de poser un acte républicain.
Pour Iréné Agossa, les rôles de chacun sont prévus dans les textes. Il dit ne s’inquiéter de rien, donnant l’exemple de Me Adrien Houngbédji qui n’était pas du même bord que tel ou tel, mais tous ceux-ci sont désormais ensemble pour régler les problèmes du pays. « Si on a donné toute l’importance à ça, c’est compte tenu du rôle que chacun aura à jouer dans l’équilibre institutionnel, dans la cohésion nationale et l’unité » souligne Iréné Agossa. « Et si vous suivez même le discours du président élu dès la fin et dès son élection, vous allez comprendre que c’est sérieux, et c’est de ça qu’on a besoin pour progresser. Nous n’avons plus besoin de cette anarchie d’entre-temps » a aussi fait constater l’invité de Esae-Tv. Il a surtout insisté sur le rôle que doit jouer chaque génération. « Si les générations avaient pensé à comment aménager le territoire pour que l’inondation ne crée pas de problème, nous ne serons pas en train de parler de ça aujourd’hui. Si on avait déjà pensé depuis les années 70 comment mettre en place un système d’éducation, un système de formation pour que nous soyons en adéquation avec le besoin de l’emploi, on n’en serait pas là aujourd’hui….. ». Ce sont des problèmes qui auraient pu être réglés définitivement avec le temps. Pour Iréné Agossa, il est question désormais d’avoir des institutions fortes et de mieux les gérer « pour que nous arrêtions le retard et que nous puissions progresser »
Christian TCHANOU

