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Le SG/CSA-Bénin Anselme Amoussou après la rencontre avec le ministre Chaou : « Nous devons aller vers un dialogue social plus anticipatif et plus efficace »

À l’issue de la rencontre avec le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue S. Chaou, mercredi 4 novembre 2026 à la Bourse du Travail de Cotonou, le secrétaire général de la CSA-Bénin, Anselme Amoussou, a livré ses impressions sur les trois principaux messages transmis au nom du chef de l’État, Romuald Wadagni. Entre volonté de renforcer le dialogue social, réforme du mécanisme de traitement des revendications syndicales et réhabilitation de la Bourse du Travail, le responsable syndical retient des annonces porteuses de nouvelles perspectives pour les partenaires sociaux.

Pour Anselme Amoussou, cette visite, présentée par le ministre Rodrigue S. Chaou comme une démarche de courtoisie, traduit avant tout une volonté de proximité avec les organisations syndicales. Une démarche qui répond, selon lui, à leur souhait de voir s’instaurer un cadre permanent de concertation avec le Gouvernement.

Le premier message transmis concerne la volonté du chef de l’État de placer le dialogue social au cœur de la gouvernance publique. Le Gouvernement entend ainsi privilégier la concertation et la consultation inclusive dans la conduite des réformes, convaincu que leur réussite repose sur l’implication, l’engagement et l’adhésion des différentes composantes de la société, notamment les organisations syndicales. Une orientation que les responsables syndicaux disent avoir prise en compte.

La deuxième annonce porte sur une évolution du mécanisme de dialogue social. Selon le secrétaire général de la CSA-Bénin, le ministre a soulevé la question de l’efficacité du dispositif actuel et de la nécessité de le rendre plus anticipatif, plus créatif et davantage axé sur le consensus. La nouvelle approche envisagée consiste à arrimer la programmation et le traitement des revendications des travailleurs à la planification budgétaire pluriannuelle de l’État.

Concrètement, une programmation triennale des revendications devrait être élaborée en étroite concertation avec les organisations syndicales. Elle permettra de hiérarchiser les préoccupations en fonction des ressources disponibles et de retenir les dossiers jugés prioritaires, notamment ceux présentant un caractère transversal et consensuel. La mise en œuvre des engagements devrait également faire l’objet d’un suivi et d’évaluations périodiques associant toutes les parties prenantes.

Pour Anselme Amoussou, cette démarche pourrait permettre de sortir d’un système dans lequel les revendications sont formulées simultanément, sans toujours aboutir à des résultats concrets. Il estime que le rapprochement entre les attentes des travailleurs et les capacités budgétaires de l’État pourrait favoriser un dialogue social plus réaliste et plus efficace. Les partenaires sociaux ont ainsi pris acte de cette volonté de donner un nouveau contenu aux échanges avec le Gouvernement.

La troisième annonce concerne l’avenir de la Bourse du Travail de Cotonou. Le Secrétaire général de la CSA-Bénin rappelle que cette préoccupation avait déjà été soumise au chef de l’État lors d’une précédente audience consacrée notamment à la situation des Aspirants au métier d’enseignant (AME). Les organisations syndicales avaient alors plaidé pour un investissement destiné à améliorer cet espace de vie et de travail, soulignant qu’une telle initiative ne relevait pas d’une demande d’assistance, mais d’un acte responsable en faveur de la modernisation des infrastructures syndicales.

Selon Anselme Amoussou, le ministre Rodrigue S. Chaou a annoncé que le président de la République avait donné une suite favorable à cette doléance de principe. La rénovation de la Bourse du Travail et son éventuelle extension, sous réserve de faisabilité technique, devraient ainsi être inscrites au Programme d’Action du Gouvernement (PAG). L’État devrait également accompagner le projet par la mobilisation des ressources nécessaires et la mise en place d’un dispositif de suivi et de contrôle technique garantissant la qualité des infrastructures.

Au terme des échanges, le secrétaire général de la CSA-Bénin retient donc trois engagements majeurs qui pourraient ouvrir une nouvelle étape dans les relations entre le Gouvernement et les partenaires sociaux. Reste désormais à traduire ces annonces en actions concrètes, dans un esprit de concertation et de responsabilité partagée.

Romain HESSOU

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