
« Le retour en arrière est à éviter, car ce serait suicidaire pour le pays. La pérennité des réformes dépend de leur intégration profonde dans notre pratique démocratique de tous les jours… » Ainsi s’exprimait Iréné Agossa, membre du Bureau Politique de l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) dans un nouvel entretien sur E-Télé. Il exhorte surtout les députés de la 10ème législature, récemment installée, à « garantir cet ancrage par l’évaluation rigoureuse. » Pour lui, il ne s’agira pas d’un Parlement qui viendra seulement voter des lois, mais qui doit s’atteler aussi à contrôler régulièrement l’action du gouvernement. Iréné Agossa appelle églement la 10ème législature à « faire en sorte que ses actions soient projetées dans le futur avec des lois qui seront ajustées par rapport aux défis qui vont se présenter à nous aujourd’hui et aussi pour les générations à venir. »
Cela se fera aussi par la maturité politique. Le paysage politique a changé pour favoriser de grands blocs idéologiques stables. L’acteur politique se dit heureux de constater que tout ceci « protège désormais nos acquis contre l’instabilité chronique du passé. » Il invite les nouveaux parlementaires à également faire l’option d’une pédagogie constante qui consiste à montrer concrètement aux Béninois, à travers les lois, les avantages de ces réformes en termes de gouvernance et de développement. « Nous rendrons alors, dès lors, tout retour en arrière impopulaire. Parce que c’est les populations qui vont toujours réagir pour dire « Nous ne voulons plus aller en arrière, nous sommes dans l’optique du choix du développement et qui est un choix irréversible ».
La dixième législature de l’Assemblée nationale s’inscrit dans un contexte politique particulier, marqué par d’importantes réformes institutionnelles, électorales et partisanes engagées ces dernières années par le président Patrice Talon. « Ces réformes ont profondément transformé le paysage politique national, avec pour objectif d’assurer plus de stabilité, de cohérence et d’efficacité dans l’action publique. Cependant, un double défi se pose désormais. Consolider ces réformes et renforcer durablement la confiance des citoyens envers leurs institutions, en particulier envers le Parlement, le cœur de la démocratie représentative » recommande l’acteur politique.
Christian TCHANOU

