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Parti LD :  Eric Houndété et plusieurs hauts responsables claquent la porte

A la faveur d’une déclaration de presse faite le  vendredi 9 octobre 2026 à Cotonou, plusieurs cadres  et hauts responsables du parti de l’opposition Les Démocrates ont annoncé leur démission collective.  Ils sont essentiellement constitués des membres  du « Pacte républicain »,  créé à la suite du rejet du dossier des candidats du parti Les Démocrates à la présidentielle 2026. Entres autres, Eric Houndeté, ancien vice-président du parti Les Démocrates, Jude Lodjou, colistier de Renaud Agbodjo, l’ancien ministre Saliou Akadiri.   Dans leur déclaration, les démissionnaires présentent leur choix comme l’aboutissement d’un long processus, et non comme une réaction à chaud. « Nous ne partons ni sur un coup de tête, ni sur un coup de colère », assurent-ils, évoquant une accumulation de revers électoraux, de dysfonctionnements organisationnels et de désaccords statutaires.

 Ils n’ont pas manqué de rappeler le contraste entre les résultats des législatives de 2023, qui avaient, selon eux,  permis aux Démocrates d’obtenir 28 sièges à l’Assemblée nationale, et la situation du parti en 2026 qui n’a présenté aucun duo à la présidentielle et n’a obtenu aucun élu lors des élections législatives et communales. Pour eux, cela aurait  dû provoquer une remise en question profonde. Ils reprochent à la direction de ne pas avoir suffisamment anticipé les changements du paysage politique et institutionnel, notamment les nouvelles règles électorales. « Perdre une élection n’est jamais une infamie en démocratie », soulignent-ils, estimant toutefois qu’un échec de cette ampleur exigeait une véritable introspection.

Les nouveaux démissionnaires du parti LD dénoncent par ailleurs, « la concentration des décisions, la marginalisation de certaines sensibilités et le non-respect présumé des règles internes. » Ils contestent également la procédure ayant conduit à la désignation d’un nouveau président après le retrait de Boni Yayi, annoncé le 3 mars 2026 pour des raisons de santé. « Nous quittons le parti parce que notre conception même de la démocratie ne nous permet pas d’accommoder notre conscience de pratiques et de méthodes contraires aux principes et valeurs démocratiques » ont-ils également laissé entendre.

 Christian TCHANOU

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