
Ce jeudi 30 juillet 2026, sera une journée historique pour le Bénin. Les membres d’une nouvelle et haute institution de La République, le Sénat seront officiellement installés dans leur fonction au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Une seule question trotte les esprits à moins de quelques heures de cet événement. Qui pour présider les destinées de la première mandature du Sénat, la chambre haute du parlement béninois? Bon nombre de béninois s’interrogent au fur et à mesure que les membres devant siéger au sein de cette institution devenue capitale après la dernière révision constitutionnelle, sont connus. Pour plusieurs analystes, Patrice Talon serait en pôle position pour prendre la tête du Sénat.
Pour cette institution qui consacre le summum des réformes institutionnelle et politique au Bénin, les regards sont tournés vers un seul poste. La présidence du Sénat.
Qui pour diriger le Sénat ?
Dans l’opinion, les avis divergent. Certaines optent pour l’ancien Chef de l’Etat Patrice Talon. « C’est lui qui a inspiré le Sénat. Il sait ce qu’il faudra pour faire vivre l’institution » pense un habitant de Cotonou. « Ce ne serait pas bien si Talon présidait le Sénat. Cela veut dire qu’il ne voulait pas quitter le pouvoir. C’est à Boni Yayi qu’il faut le confier » réagit un autre. « Moi je pense que le patriarche Nicéphore Soglo ferait bien le job. »ajoutera Jules, un autre citoyen.
« Talon, l’architecte du Sénat » selon Agossa
Pour bon nombre d’observateurs de la vie politique l’architecte de la vision est Patrice Athanase Guillaume Talon. Il en est « l’initiateur et son incarnation », estime Iréné Josias Agossa, acteur politique « Il lui revient donc naturellement de présider l’institution chargée de la mettre en œuvre ». pense le porte-parole de l’Union progressiste le Renouveau. Dans son argumentation, Iréné Agossa souligne que le Sénat va consacrer « l’institutionnalisation du mentorat et de la déontologie en politique comme principes républicains ». Cette réforme majeure destinée à renforcer « le pouvoir au service et à bannir définitivement le service au pouvoir » vise à consolider le modèle de développement du Bénin, appuie le porte-parole.
Le parti l’UPR, parti ayant soutenu la vision de l’ancien président et porté son projet de société durant tout son magistère serait fier de le voir au « premier rang pour continuer d’assumer son rôle de soutien et de bouclier afin d’accompagner ce nouvel élan républicain, garant d’une démocratie apaisée et d’un développement irréversible pour le Bénin », avance Iréné Josias Agossa.
Christian TCHANOU

