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Présidentielle 2026 : Gustave Sonon apporte des justificatifs sur l’écart entre les résultats de la Cena et de la Cour

Les résultats rendus publics par la Cena et ceux provisoires proclamés par la Cour constitutionnelle, à propos de la présidentielle du dimanche 12 avril dernier n’ont pas été exactement les mêmes. Comme par exemple, le taux de participation 63, 57% de la Cour contre 58, 75 annoncé par la Cena. Acteur politique et membre fondateur du parti Bloc Républicain, l’ex ministre Gustave Sonon, invité de l’émission Actu Matin de Canal 3 ce vendredi, apporte des clarifications à ce propos. » Nous faisons un peu d’amalgame. La Cena ne proclame pas de résultats provisoires en ce qui concerne l’élection présidentielle. Elle donne les grandes tendances. C’est la Cour constitutionnelle qui statue et proclame les résultats provisoires dans un premier temps. Puis les candidats ont 5 jours de recours, s’il en existe, et après, elle proclame les résultats définitifs » explique -t-il. La Cena en réalité se contente, au vu des informations collectées sur le terrain de faire les compilations des données. Lorsqu’elle atteint un niveau de dépouillement et qu’elle estime que globalement, quelque soit le niveau à atteindre, même à 100%, les résultats ne vont plus changer, elle n’est pas obligée d’attendre la totalité avant de donner les grandes tendances. Mais la Cour constitutionnelle, souligne Gustave Sonon, a l’obligation de dépouiller les 100% de données jusqu’à la fin, parce qu’elle a aussi des délégués qu’elle déploie dans tous les bureaux de vote. Dire donc que la haute juridiction a amélioré le taux de participation à la dernière présidentielle est « archi faux ».
Le score du duo Romuald Wadagni-Chabi Talata de 94, 27 % proclamé par la Cour est légèrement au dessus des 94, 05% de la Cena. Gustave Sonon justifie cela par le même mécanisme de dépouillement qui diffère un peu de la Cena de celui de Cour. Et pour remonter dans l’histoire des élections présidentielles au Bénin, il a rappelé ce qui s’est passé au second tour du scrutin présidentiel de 1996 ayant opposé le président Nicephore Soglo au feu Général Mathieu Kérékou. Quand la Cour d’alors avait procédé à des redressements, annulations de votes et autres, à cause des irrégularités relevées, des voix ont été annulées, ce qui a fait perdre plus de 400.000 voix au président Soglo, moins que son challenger.. Et le Général Kérékou avait eu le dessus et a gagné cette présidentielle. C’était l’une des raisons pour lesquelles, il y avait eu des tensions à l’époque.  » Mais le peuple béninois sait transcender les divergences et tout est rentré dans l’ordre » se réjouit l’invité de Canal 3 Bénin.
Toujours à propos de la présidentielle du dimanche 12 avril dernier, Gustave Sonon sur des irrégularités relevées par la Plateforme électorale de la société civile, a désapprouvé ce qui est arrivé, tout en saluant leur prise en compte par la Cour constitutionnelle, toute chose qui démontre son impartialité.  » C’est un problème sérieux..On doit commencer à sévir et à identifier les bureaux de vote où les gens continuent de faire cette pagaille » recommande -t-il.
Quant au taux de participation record enregistré à cette présidentielle, Gustave Sonon dit ne pas s’en étonner. Il salue particulièrement le cas de la 24ème circonscription électorale dans laquelle il est, qui a toujours maintenu un taux considérable depuis plusieurs élections. Le taux national de 63, 57 % enregistré le dimanche 12 avril, tient aussi selon lui, de la floraison des mouvements et des ralliements historiques de plusieurs personnalités emblématiques du Bénin au duo de son camp. Ici, Gustave Sonon tient à rendre un hommage particulier au président Patrice Talon, car pour lui,  » c’est l’une des rares fois qu’un président sortant désigne quelq’un que tout le peuple presque accepté de soutenir ». Il insiste aussi sur le fait que c’est également l’une des rares fois que les projets de société des deux duos candidats aient été fortement examinés lors de la campagne électorale. Et de poursuivre en faisant constater que le projet de société du duo Wadagni- Talata a connu une forte adhésion dans le pays. Ceci, parce qu’il est « basé sur du concret et du vécu » pour être porté par la signature d’un ministre des finances et de l’économie, avec d’autres charges de haut niveau en matière de coopération et de développement.  » Il sait là où il faut agir, il n’a pas fait de démagogie ». Si le score de Wadagni à cette présidentielle peut paraître « fleuve », aux yeux de certains, c’est parce qu’il a justement presenté un projet de société concis et réaliste, selon Gustave Sonon.


Christian Tchanou

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