
Le dimanche 12 avril 2026, les Béninois ont été appelés aux urnes pour élire le duo président et vice-président de la République. À l’échelle nationale, la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a enregistré un taux de participation global de 63,85 %, réparti entre l’intérieur du pays (63,99 %) et la diaspora (45,96 %).
Les données révèlent des disparités notables entre les différentes communes du pays. Alors que certaines localités ont connu des taux de participation exceptionnels frôlant ou dépassant les 100 %, les grandes métropoles se sont, quant à elles, positionnées en bas du classement.
Selon les données de la CENA, le plus fort taux de participation enregistré pour cette élection présidentielle de 2026 qui a consacré la victoire du duo Wadagni-Talata, a été la commune de Toviklin, dans le département du Couffo (104,08 %). On y voit dans le tableau de la CENA la commune de Bonou en deuxième position avec un taux de 99,06 % et celle de Dogbo avec un taux de 96,79 %.
Ouidah, Cotonou et Calavi, les trois communes en dernier rang
Il est particulièrement frappant d’observer que les communes disposant des plus fortes concentrations d’infrastructures et ayant bénéficié de nombreuses réalisations récentes figurent en queue de peloton pour la participation électorale. C’est Abomey-Calavi qui est en dernière position nationale avec un taux de participation de 22,09 %, pour 145 115 votants sur 657 051 inscrits. Cotonou, la capitale économique a enregistré un taux de 32,96 %, avec 205 247 votants sur 622 687 inscrits. Ouidah, la ville historique se classe juste devant avec un taux de 33,65 %, représentant 53 049 votants sur 157 663 inscrits.
Cette tendance à la baisse dans ces zones à fort potentiel démographique contraste avec la mobilisation observée dans les communes rurales ou semi-urbaines, soulevant ainsi des interrogations sur la mobilisation politique au sein des grands centres urbains malgré le développement des infrastructures locales.
Augustin HESSOU

