Dans le cadre de sa campagne nationale de sensibilisation contre la corruption et les fraudes électorales, le Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption (HCPC) a échangé, lundi dernier, avec les élèves de la Commune de Sakété. L’objectif est d’apprendre aux enfants les bons comportements et attirer leur attention sur les dangers liés à la corruption.

Après avoir parcouru les quatre autres communes (Adja-Ouèrè, Ifangni, Kétou, Pobè) du département du Plateau, l’équipe du Haut-commissariat à la prévention de la corruption (Hcpc), dans sa tournée nationale de sensibilisation, a rencontré les populations de Sakété. C’était le lundi 17 novembre dernier où une délégation de l’institution s’est dépêchée à l’école urbaine centre de Saketé pour échanger avec les élèves. L’objectif est de sensibiliser ces petits enfants sur les méfaits de la corruption. Cette cible, selon les Responsables du HCPC, est d’une importance capitale. « Aujourd’hui, nous ne mettons plus au front la répression, mais plutôt la sensibilisation, je veux dire la prévention. Comme vous le savez, prévenir vaut mieux que guérir. Les enfants, les écoliers, élèves, étudiants, étant les adultes de demain, ceux qui auront à gérer le pays, il est de bon ton qu’on commence à échanger avec eux sur tout ce que la corruption engendre de négatif dans le pays », a expliqué Dossa Sokênou, agent comptable du HCPC. Charlemagne Eligbedé, coordonnateur de la délégation du Hcpc dans le département du Plateau pour le compte de cette tournée de sensibilisation, a évoqué quant à lui la portée de cette phase de sensibilisation. À le croire, « il est capital de donner le bon réflexe aux petits-enfants et leur apprendre très tôt ce qui est mauvais, pour qu’ils puissent grandir avec ce qui est bon. Il faut que les gens comprennent, la sanction d’accord, mais il faut mettre d’abord l’accent sur la sensibilisation, et puis les gens vont comprendre petit à petit ».
Pour prévenir efficacement la corruption et l’enrayer au Bénin, le Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption a mis en place deux stratégies. La stratégie académique qui cible les écoliers, les élèves, les étudiants, et celle en milieu communautaire qui concerne les élus locaux, les élus communaux, la société civile, les ONG, les leaders d’opinion, les confessions religieuses, les groupements d’artisans, de jeunes, de femmes, etc. « Les attentes de cette campagne que nous sommes en train de mener, c’est d’arriver à capter l’attention des communautés sur les méfaits de la corruption, sur ses conséquences socio-économiques, sur ce que la corruption fait perdre à l’État. Donc nous voulons capter l’attention des communautés pour un changement de comportement, même si ce n’est pas à court terme, mais à moyen, à long terme », a mentionné Dossa Sokênou, chef de file de la délégation. Selon ses explications, le HCPC accorde plus de crédit à la sensibilisation des enfants et de la jeunesse puisqu’ils forment le Bénin de demain. La campagne se poursuit jusqu’au 13 décembre prochain, le HCPC, pour cette deuxième phase de l’année 2025 s’entend parcourir tout le territoire national.
Naurice Adagbe (Stag.)

