Le secteur des pépinières et semences au Bénin a connu de grandes avancées ces dernières années, grâces aux différentes réformes et mesures prises par le gouvernement et diverses autres institutions au profit des acteurs. Hubert Arrè, président de la Fédération nationale des pépiniéristes et semenciers agréés du Bénin (FéNaPéSA BÉNIN) en parle dans cet entretien. Lisez-plutôt.

L’Événement Précis : Mr le Président, quelle est la mission assignée à la FéNaPéSA-Bénin ?
Mr Hubert ARRE : La Fédération nationale des pépiniéristes et semenciers agréés du Bénin (FéNaPéSA BÉNIN) mis en place le 08 Novembre 2025se positionne comme une structure de services, ambitieuse, porteuse de réformes et de solutions durables visant l’amélioration de la production de semences et de plants forestiers au Bénin. Je tiens surtout à remercier le gouvernement de l’ex-Président Patrice Talon pour les différentes réformes engagées dans divers secteurs et par ricochet le nôtre que la Fédération Nationale des Pépiniéristes et semenciers agréés du Bénin. Ce qui a permis des avancées et d’avoir aujourd’hui une Fédération en bonne et due forme, mise en place, fonctionnelle, et de donner aussi des agréments à des pépiniéristes qui se sont conformés.
Vous avez récemment organisé une tournée nationale pour aller à la rencontre de tous les acteurs de la filière. Quels en étaient les objectifs ?
Je commence d’abord par remercier la Direction générale des eaux, forêts et chasses, qui a été d’un grand appui dans l’organisation de cette tournée. Cette tournée nationale vise à informer, orienter et redynamiser l’ensemble des acteurs du secteur forestier. Elle s’inscrit dans un contexte de réformes majeures portant sur la production des semences, la production de plants et le suivi statistique de production des plants et du reboisement au niveau national. La qualité des plants et des semences forestières est une question stratégique. Sans acteurs organisés, formés et structurés, nos efforts de reboisement resteront fragiles et peu durables. Les pépiniéristes et semenciers agréés sont des partenaires clés de l’État et des collectivités.
Les réformes engagées dans ce secteur par l’administration forestières étaient au cœur de cette tournée, quelles en sont les raisons ?
Oui, effectivement l’administration forestière, dont je salue au passage tous les responsables, a engagé d’importantes réformes dans le secteur. Notre tournée nationale vise donc à expliquer ces réformes et à préparer tous les acteurs à leur mise en œuvre effective dès la campagne de reboisement 2026. Je dois préciser ici qu’un registre de suivi du pépiniériste et du semencier est désormais mis en place pour tracer toutes les données de production, d’enlèvement et de reboisement. Je tiens aussi à souligner que ces réformes permettront de renforcer le suivi et l’évaluation des activités, tout en favorisant la production de données fiables et probantes. Elles contribueront à améliorer la crédibilité des acteurs auprès de leurs partenaires et à constituer une base de données stratégique au service de l’ensemble du secteur forestier.
Quelles sont les attentes de la FéNaPéSA-Bénin à l’issue de cette tournée ?
À travers cette tournée nationale, la FéNaPéSA-Bénin réaffirme sa volonté de structurer durablement la filière. Une dynamique collective, inclusive et responsable est désormais en marche, fondée sur la transparence, la professionnalisation et la réussite des réformes du reboisement au Bénin.

Un registre de suivi des activités des pépiniéristes et semenciers agréés du Bénin existe désormais. Quelles sont vos appréciations?
Au nom de la Fédération, j’exprime notre profonde reconnaissance à la Direction générale des eaux, forêts et chasses pour la mise à disposition de ce registre. Cet outil revêt une importance capitale dans l’amélioration de l’organisation du secteur. J’invite tous les acteurs à se l’approprier pour un travail rigoureux et de qualité. En laissant les mauvaises habitudes qu’on avait du travail, on sera obligé de serrer un peu notre manière de faire, régler un peu nos petites difficultés liées à la production pour que désormais les plans que nous allons mettre sur le terrain soient de bonne qualité.
Et nous en sommes très contents parce que ce n’est pas que le gouvernement, ni la hiérarchie veut contrôler ce que nous faisons, mais ils veulent nous apporter de l’aide et nous aider à aller plus de l’avant. Comme le Bénin désormais est organisé, il faut que notre filière aussi soit organisée. C’est tout un choix pour tous les pépiniéristes et nous en sommes très reconnaissants.
Propos recueillis par Christian TCHANOU

