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Réunification de l’ECC : Talon annonce une loi pour encadrer les religions au Bénin

  • « Parfois, les conflits entre les religions amènent à des bagarres, à des pertes en vies humaines… », a-t-il déclaré

Depuis Saint-Ouen-sur-Seine, en France, le samedi 29 août 2026, l’ancien président de la République du Bénin et actuel président du Sénat, Patrice Talon, a annoncé l’adoption prochaine d’une loi destinée à mieux structurer et encadrer la vie des confessions religieuses au Bénin. L’annonce intervient dans le cadre du processus de réunification de l’Église du Christianisme Céleste (ECC), dont il est le facilitateur.

En qualité de facilitateur du processus de réunification de l’Église du Christianisme Céleste (ECC), Patrice Talon a rencontré, le samedi 29 août 2026 à Saint-Ouen-sur-Seine, en France, des responsables et fidèles des diocèses français de cette confession religieuse. Cette rencontre a notamment permis de présenter les orientations issues des travaux du Conseil supérieur de transition et d’échanger sur la poursuite du processus de réunification.

À cette occasion, l’ancien chef de l’État béninois a annoncé l’adoption prochaine d’un cadre légal consacré à l’organisation des confessions religieuses au Bénin. « Au Bénin, une loi sera votée bientôt pour bien structurer, organiser et régir la vie des religions », a-t-il déclaré.

Dans son intervention, Patrice Talon a expliqué que l’implication de l’État dans le processus de réunification de l’ECC justifie, selon lui, qu’il puisse prendre acte des engagements et textes issus de cette démarche. Il a notamment rappelé que l’État béninois « a été partie prenante de la démarche » et « a été un acteur » du processus.

Le facilitateur a ainsi évoqué la nécessité, pour l’État, de pouvoir déterminer le cadre de référence de l’Église du Christianisme Céleste au Bénin. « L’État béninois est bien fondé à dire, à un moment donné : voilà ce qu’on appelle au Bénin l’Église du Christianisme Céleste », a-t-il affirmé. Selon Patrice Talon, les personnes ou organisations qui ne s’inscriraient pas dans ce cadre ne devraient pas pouvoir utiliser les attributs liés à l’ECC. Il a justifié cette position par la nécessité pour l’État de veiller à l’ordre public, faisant notamment référence aux conflits pouvant opposer des groupes religieux.

« Parfois, les conflits entre les religions amènent à des bagarres, à des pertes en vies humaines et consorts. Donc, sous ce biais de l’ordre public, l’État est engagé dans le processus », a-t-il expliqué.

Une démarche qui pourrait dépasser les frontières béninoises

Patrice Talon a également indiqué que cette réflexion ne concernerait pas uniquement le Bénin. Selon lui, des préoccupations similaires ont été exprimées dans plusieurs pays africains où il dit avoir échangé avec des chefs d’État et des ministres. « Donc, ce sera le cas au Bénin, mais ce sera également le cas dans certains pays africains. J’ai déjà fait le tour, j’ai rencontré des chefs d’État, des ministres dans beaucoup de pays africains où ce besoin a été exprimé et la préoccupation a été partagée. Je ne dirai pas lesquels ici, vous le constaterez », a-t-il annoncé, précisant que certains États pourraient, au nom de l’ordre public, adopter une approche plus précise dans l’appréciation des religions déclarées et enregistrées.

L’annonce d’une future loi vient ainsi placer l’encadrement des confessions religieuses au cœur des perspectives évoquées par Patrice Talon.

Augustin HESSOU

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