Au terme des 100 premiers jours de Romuald Wadagni à la tête du Bénin, Pascal Todjinou livre une appréciation globalement positive de l’action du nouveau président de la République. Invité de l’émission « Grand Angle » de Crystal News Bénin TV, l’ancien responsable syndical salue plusieurs mesures sociales et les premières initiatives diplomatiques du chef de l’État. S’il estime que des efforts restent à faire, il dit voir dans ces premiers mois des signes encourageants.

Quel bilan tirer des 100 premiers jours de Romuald Wadagni à la présidence de la République ? Pour Pascal Todjinou, la réponse est plutôt positive. « Les 100 premiers jours, pour moi, sont heureux », affirme l’ancien secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB), interrogé sur les premiers mois du nouveau pouvoir.
Cette appréciation repose notamment sur les premières décisions prises par le gouvernement dans les domaines social et éducatif. Pascal Todjinou cite particulièrement la dispense de contribution scolaire accordée aux filles dans l’enseignement secondaire général ainsi que la généralisation des cantines scolaires.
Pour l’ancien syndicaliste, ces mesures répondent à des préoccupations concrètes des populations. Elles sont d’autant plus importantes, selon lui, qu’elles touchent directement les familles et peuvent contribuer à alléger certaines charges qui pèsent sur les ménages, notamment en milieu rural.
Dans son appréciation des premiers mois de la nouvelle gouvernance, Pascal Todjinou accorde une place importante aux mesures à caractère social. Il considère que l’action d’un gouvernement doit avant tout être évaluée à l’aune de ses effets sur les conditions de vie des populations.
La question de l’accès à l’éducation constitue ainsi l’un des éléments qui nourrissent son jugement favorable. La dispense de contribution scolaire pour les filles dans l’enseignement secondaire général est perçue comme une mesure susceptible de soutenir la scolarisation et de réduire la pression financière sur certaines familles. La généralisation des cantines scolaires figure également parmi les décisions qu’il retient. À travers ces différentes initiatives, l’ancien responsable syndical voit des réponses apportées à des difficultés auxquelles sont confrontées les populations.
Son appréciation ne constitue toutefois pas un blanc-seing. En appelant le chef de l’État à « mieux faire », Pascal Todjinou reconnaît implicitement que ces premiers résultats doivent être consolidés et prolongés.
La diplomatie régionale comme autre motif de satisfaction
Au-delà des questions sociales, Pascal Todjinou salue également les premières initiatives diplomatiques du président de la République.
Il relève les déplacements du président Romuald Wadagni dans plusieurs pays voisins, notamment au Niger, au Burkina Faso et au Mali. Pour lui, ces démarches revêtent une importance particulière dans le contexte régional actuel et au regard des relations économiques entre le Bénin et les pays de l’Alliance des États du Sahel.
La question de la frontière entre le Bénin et le Niger occupe une place particulière dans son analyse. L’engagement affiché par le nouveau pouvoir en faveur de sa réouverture est considéré comme un signal positif. Pour Pascal Todjinou, les relations avec les pays voisins ne peuvent être dissociées des intérêts économiques du Bénin. La fluidité des échanges commerciaux et la préservation des relations avec les États de la sous-région constituent donc, à ses yeux, des enjeux majeurs pour le pays.
Un président discret, mais attendu sur les résultats
L’ancien syndicaliste porte également un regard sur le style de gouvernance de Romuald Wadagni. La relative discrétion médiatique du chef de l’État ne semble pas, à ses yeux, constituer un problème. Pascal Todjinou dit même préférer un président qui parle peu mais agit et respecte ses engagements. Dans cette logique, la présence d’un porte-parole du gouvernement permettrait au chef de l’État de se consacrer davantage à l’action gouvernementale plutôt qu’à une communication permanente.
Cette approche traduit une conception pragmatique de l’exercice du pouvoir, pour l’ancien responsable syndical, l’essentiel reste moins dans la multiplication des déclarations publiques que dans la capacité du gouvernement à produire des résultats concrets. Il approuve également le choix de réduire la fréquence ordinaire des Conseils des ministres. Un rythme mensuel, estime-t-il, peut permettre au gouvernement de disposer de davantage de temps pour travailler sur les dossiers, avec la possibilité de convoquer des sessions extraordinaires lorsque l’actualité l’exige.
« Il est un espoir pour le pays »
Au terme de son intervention, Pascal Todjinou adresse un message directement au président de la République. Tout en l’encourageant à poursuivre ses efforts, il l’invite à aller plus loin dans l’action. « Il est un espoir pour le pays », estime-t-il à propos de Romuald Wadagni, avant de l’encourager à « mieux faire ».
Cette déclaration résume la position exprimée par l’ancien syndicaliste, les premiers mois du nouveau pouvoir suscitent chez lui un sentiment d’optimisme, mais cet optimisme demeure accompagné d’une attente de résultats supplémentaires.
Après ces 100 premiers jours, le regard de Pascal Todjinou apparaît donc globalement favorable. Mesures sociales, soutien à l’éducation, cantines scolaires, ouverture diplomatique et volonté de renforcer les relations avec les pays voisins constituent les principaux éléments sur lesquels il fonde son appréciation.
Romain HESSOU

