
Le ministre Porte-Parole du Gouvernement était ce mercredi 09 septembre 2026, à Kandi, au contact direct des populations pour expliquer les récentes mesures sociales et économiques prises par l’Exécutif. Pendant près de deux heures trente, à la salle polyvalente de l’hôpital de zone de Kandi, il a répondu sans détour aux questions des citoyens au cours d’un échange placé sous le signe de la proximité et du dialogue.
L’exercice a permis au membre du Gouvernement de présenter les mesures à fort impact social mises en œuvre ou annoncées au profit des populations de l’Alibori. Dans le secteur agricole, l’État prévoit notamment une injection de 7 milliards de FCFA à travers une prime de 10 FCFA par kilogramme de coton, sur la base d’un objectif de production de 700 000 tonnes. Le Gouvernement entend également renforcer le soutien à la filière riz, avec une ambition de 350 000 tonnes de riz paddy, afin de consolider la souveraineté alimentaire et de préserver les emplois liés aux filières agricoles.
L’éducation et l’inclusion sociale ont également occupé une place importante dans les échanges. Parmi les mesures présentées figurent la gratuité de la scolarité au profit de 5 000 personnes handicapées et l’octroi automatique de bourses dans les situations les plus lourdes. Le fonds destiné à l’entrepreneuriat des personnes handicapées est, quant à lui, porté à 400 millions de FCFA.
Dans l’enseignement supérieur, les bourses universitaires connaissent une revalorisation pouvant atteindre 50 %, tandis que 63 nouveaux bus sont annoncés pour renforcer la mobilité des étudiants.
Au-delà de la présentation des mesures gouvernementales, la rencontre de Kandi a surtout constitué un espace d’écoute. Vingt-quatre intervenants ont pris la parole pour soumettre directement leurs préoccupations au représentant du Gouvernement. Les questions ont notamment porté sur la disponibilité d’un scanner médical, la création d’une université à Kandi, l’avenir des Écoles normales d’instituteurs (ENI) et la prise en charge des chefs traditionnels.
Cette démarche traduit la volonté affichée du Gouvernement de maintenir un dialogue de proximité avec les citoyens et de confronter ses politiques aux réalités vécues sur le terrain. À Kandi, le Porte-Parole du Gouvernement s’est ainsi prêté à un exercice d’écoute directe, présenté comme un moyen de mieux cerner les attentes locales et, au besoin, d’adapter l’action publique.
Pour l’Exécutif, le développement du Bénin repose ainsi sur une démarche collective dans laquelle le dialogue avec les populations doit permettre d’affiner les réponses apportées aux besoins des territoires.
Romain HESSOU

