- La ministre de la communication échange avec les Conseillers

Attendue pour le dernier trimestre de l’année 2026, la deuxième session ordinaire de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) a démarré, le jeudi 17 septembre. La cérémonie officielle d’ouverture s’est déroulée au siège de l’institution, sous la présidence d’Édouard Loko. Cette convocation hâtive témoigne d’un agenda particulièrement chargé. C’est d’ailleurs ce que le président de l’institution a fait savoir lors de la cérémonie qui a connu la présence effective de tous les conseillers ainsi que des membres de l’administration. En effet, dans son allocution, le président Édouard Loko a souligné l’ampleur des chantiers à venir. Selon lui, l’institution va, conformément à son agenda, procéder au renouvellement d’une multitude de conventions pour la première génération des médias en ligne, officialiser les partenariats avec ceux récemment autorisés. A cela s’ajoute l’aboutissement crucial de l’appel à candidatures pour l’installation de nouveaux médias, une démarche indispensable pour intégrer les structures en marge de la loi et pour desservir les localités encore dépourvues de radios.
Concernant le paysage médiatique, Édouard Loko a salué le comportement globalement satisfaisant des professionnels des médias, de plus en plus tournés vers des enquêtes d’intérêt général au détriment des invectives politiques. Toutefois, la HAAC maintient une vigilance constante grâce à ses monitorings. Face aux irréductibles des diatribes et de l’imputation de faits, l’institution se montre intraitable, agissant en étroite collaboration avec le CNIN et le procureur spécial de la CRIET lorsque les dossiers dépassent son champ de compétences légales. « Permettez-moi, mesdames et messieurs, au nom de la HAAC, de saluer globalement le comportement des médias ces temps-ci. Je vois de plus en plus, c’est même plus professionnel, des enquêtes, des sujets qui intéressent vraiment le grand monde. Je dis globalement parce qu’il subsiste quelques-uns qui vont s’attirer du wahala; parce qu’il y a des gens, des professionnels de l’invective, des diatribes, qui ont besoin d’exister. C’est leur droit. Mais il ne faut pas qu’ils existent dans les médias », a insisté le président Loko qui rassure que «la HAAC n’est jamais en vacances par rapport aux monitorings. Il y a eu quelques écarts dans certains médias». Contre ceux-là, le président a indiqué: «Nous sommes revenus la main plus ferme que jamais. Nous allons continuer à nous aider et à faire appel au pouvoir public pour qu’ils jouent eux aussi leurs partitions, parce qu’ils ont une partition à jouer». Dans ce sens, le président a envoyé ses remerciements «aux partenaires du CNIM, le procureur spécial de la CRIET».
Mettant un terme à son allocution, le président à souligné que cette session s’annonce «bousculante»; les conseillers devant conjuguer présence obligatoire sur le terrain et traitement accéléré des dossiers.
A souligner qu’après l’ouverture officielle, les Conseillers ont reçu la visite de la ministre Aurélie Adam Soulé. Cette dernière a expliqué que sa visite entre dans le cadre d’une vaste consultation engagée depuis juillet avec les acteurs de la communication et des médias (radios, télévisions, agences de communication, producteurs et créateurs de contenus). Selon la ministre, ces échanges doivent permettre de recueillir les orientations de l’institution, d’identifier les dossiers nécessitant une action concertée afin de définir les priorités du secteur pour le mandat du président Romuald Wadagni.
Anselme HOUENOUPKO

