
Président de MOELE-BÉNIN et chargé de mission aux Affaires politiques du président de la République, Dr Omonladé Hodonou Sourou Jacques AYADJI a livré, lors de la cérémonie de mise en place des six pôles de développement territorial, une lecture politique de cette nouvelle étape du mandat de Romuald WADAGNI. En reliant la réforme territoriale à plusieurs engagements annoncés par le chef de l’État, il met en avant une même dynamique : celle d’un projet présidentiel qui entend inscrire ses orientations dans des décisions concrètes et rapprocher davantage l’action publique des réalités des territoires.
Au-delà d’un nouveau découpage territorial
Mercredi 23 septembre, au Palais de la Marina, l’installation des six pôles de développement territorial a marqué une nouvelle séquence dans l’organisation de l’action publique au Bénin. Le dispositif répartit les 77 communes du pays entre six grands ensembles : Nord-Ouest, Nord-Est, Centre, Sud-Est, Sud-Ouest et Grand-Nokoué. Mais pour Jacques AYADJI, l’intérêt de cette réforme dépasse la seule cartographie administrative.
Dans son intervention, le président de MOELE-BÉNIN remonte au projet de société présenté par Romuald WADAGNI aux Béninois. La création des pôles régionaux et territoriaux figurait parmi les orientations annoncées.
Il en tire une lecture politique directe : « Le président WADAGNI qui, en présentant son projet de société, a annoncé aux Béninois le développement des pôles régionaux, des pôles territoriaux… »
Puis vient la formule qui donne son relief à son intervention : « Les promesses électorales n’engagent que ceux qui croient. Sauf qu’au Bénin, si on s’appelle Romuald WADAGNI, quand on promet, on exécute. »
À travers cette formule, Jacques AYADJI entend mettre en évidence la continuité entre les engagements annoncés et les orientations désormais engagées par le nouveau pouvoir.
Six pôles pour rapprocher le développement des territoires
La nouvelle organisation repose sur six espaces territoriaux. Le Nord-Ouest regroupe notamment Natitingou, Djougou, Bassila, Boukombé, Kérou, Kouandé, Matéri, Ouaké, Péhunco, Tanguiéta et Toucountouna. Le Nord-Est s’articule autour de Parakou et comprend notamment Banikoara, Bembèrèkè, Kandi, Malanville, Nikki, N’Dali, Ségbana et Tchaourou. Le Centre rassemble notamment Abomey, Bohicon, Dassa-Zoumè, Djidja, Glazoué, Savalou, Savè, Za-Kpota, Zagnanado et Zogbodomey. Le Sud-Est associe notamment Pobè, Kétou, Sakété, Adjarra, Adjohoun, Avrankou, Bonou et Dangbo. Le Sud-Ouest s’étend de Lokossa à Zè, en passant notamment par Aplahoué, Athiémé, Bopa, Comè, Dogbo, Grand-Popo, Houéyogbé, Klouékanmè, Lalo, Toffo et Tori-Bossito. Le Grand-Nokoué réunit enfin Abomey-Calavi, Cotonou, Ouidah, Porto-Novo et Sèmè-Kpodji.
Cette organisation vise à mieux articuler les politiques publiques avec les réalités économiques, sociales et géographiques de chaque ensemble territorial.
L’objectif affiché n’est donc pas simplement de créer un nouvel échelon administratif, mais de disposer d’un cadre permettant de mieux identifier les potentialités, les contraintes et les priorités propres à chaque territoire.
Agriculture, industrie, tourisme, innovation : quatre leviers
Dans chacun des six pôles, quatre composantes sont appelées à occuper une place structurante : agriculture, industrie, tourisme et innovation. Le choix de ces secteurs traduit une volonté de faire du développement territorial un instrument de création de richesse. L’agriculture doit permettre de valoriser les capacités productives et les filières locales. L’industrie doit favoriser la transformation et la création de valeur. Le tourisme doit s’appuyer sur les patrimoines et les atouts des territoires. L’innovation doit accompagner l’émergence de nouvelles activités et de nouveaux modèles économiques.
Cette approche repose sur une idée simple : les territoires ne disposent ni des mêmes ressources ni des mêmes avantages comparatifs. Leur développement suppose donc des réponses différenciées, tout en restant inscrites dans une même ambition nationale.
Six délégués généraux pour porter cette dynamique
Chaque pôle sera placé sous la responsabilité d’un Délégué général. Les six responsables doivent être nommés par décret présidentiel dans les prochains jours. Cette fonction doit permettre d’assurer la coordination et le suivi de l’action publique à l’échelle du pôle. Elle traduit également une volonté de responsabiliser davantage le pilotage territorial et de rapprocher l’évaluation des résultats du terrain. La réforme introduit ainsi une nouvelle échelle entre l’État central et les communes, avec l’ambition de favoriser une meilleure cohérence des politiques de développement.
Une intervention qui dépasse le seul cadre des pôles
C’est cependant dans la mise en perspective de la réforme que l’intervention de Jacques AYADJI prend toute sa portée. Président de MOELE-BÉNIN et chargé de mission aux Affaires politiques du président de la République, il ne se contente pas de commenter le nouveau dispositif territorial. Il le replace dans une séquence politique plus large. Dans son intervention, il cite notamment la prise en charge immédiate des cas urgents dans les hôpitaux et l’intégration progressive des Aspirants au Métier d’Enseignant.
Ces deux exemples, différents par leur nature, lui permettent de mettre en avant une même dynamique : celle d’un début de mandat marqué, selon son appréciation, par des mesures répondant à des préoccupations concrètes. La réforme territoriale vient ainsi prendre place dans un ensemble plus vaste d’orientations que Jacques AYADJI associe au projet porté par Romuald WADAGNI.
La voix d’un responsable politique au cœur de la nouvelle séquence
La double responsabilité de Jacques AYADJI donne à son propos une résonance particulière. À la tête de MOELE-BÉNIN, il demeure un acteur politique engagé dans la vie nationale. Dans ses fonctions de chargé de mission du président de la République aux Affaires politiques, il participe également au suivi des questions politiques auprès du chef de l’État. Son intervention se situe donc à la rencontre de ces deux dimensions. Il ne revendique pas la conception des six pôles et n’en expose pas le détail technique. Il choisit plutôt d’en souligner la signification politique : la réforme vient, selon lui, donner une matérialité à une orientation annoncée par Romuald WADAGNI. C’est cette cohérence qu’il entend mettre en lumière.
« Un pas encore »
Une expression résume peut-être le mieux la manière dont Jacques AYADJI envisage cette nouvelle étape : « un pas encore ». La formule suggère une dynamique qui ne s’arrête pas à la réforme territoriale. Après avoir évoqué les mesures déjà prises dans les domaines de la santé et de l’éducation, il présente la mise en place des pôles comme une étape supplémentaire. Puis son regard se porte vers les sept années à venir : « Les 7 ans qui sont devant nous seront des années de bonheur pour les Béninoises et les Béninois. » Cette phrase relève de la projection politique de Jacques AYADJI. Elle exprime sa confiance dans les perspectives du nouveau mandat et dans la trajectoire qu’il associe au projet de Romuald WADAGNI. Elle donne à son intervention une conclusion résolument tournée vers l’avenir.
Une réforme désormais attendue sur le terrain
Avec les six pôles, le Bénin entre dans une nouvelle phase de son organisation du développement territorial. Les périmètres sont définis. Les quatre secteurs prioritaires sont identifiés. Les six délégués généraux doivent prochainement être désignés. Reste désormais à faire vivre cette architecture. Car sa portée se mesurera moins à la nouvelle carte administrative qu’à sa capacité à produire des effets dans les territoires : développement des filières agricoles, transformation industrielle, valorisation touristique, innovation, investissements, emploi et amélioration des conditions de vie. C’est là que se situera le véritable rendez-vous de la réforme. Dans son intervention, Jacques AYADJI aura surtout choisi de replacer cette nouvelle organisation dans une perspective plus large : celle d’un projet présidentiel dont il entend mettre en évidence la cohérence, la continuité et les premières traductions dans l’action publique. Six pôles, quatre leviers, 77 communes : derrière cette nouvelle architecture se dessine désormais une ambition qui devra se confronter au terrain. Le nouveau septennat vient d’ouvrir l’un de ses premiers grands chantiers territoriaux.

