
En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le Bénin et le Luxembourg ont tenu leur troisième Commission mixte de coopération. Les deux pays ont notamment conclu un accord de financement de 15 millions d’euros, soit plus de 9,8 milliards de francs CFA, destiné à renforcer la formation professionnelle dans les secteurs portuaire et logistique.
La signature du protocole d’accord intervient dans le cadre du projet « CAP-PORT : Compétences et Professionnalisation pour les métiers Portuaires et logistiques ». Pour le Bénin, le document a été signé par le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, Hugues Oscar Lokossou. La partie luxembourgeoise était représentée par Xavier Bettel, Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, ainsi que par le ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire.
À travers ce projet, les deux partenaires veulent renforcer l’offre de formation professionnelle et favoriser l’insertion dans les métiers portuaires et logistiques. Les bénéficiaires ciblés sont notamment les jeunes et les femmes âgés de 18 à 35 ans à la recherche d’un emploi, les personnes peu qualifiées ainsi que les travailleurs déjà actifs dans le secteur souhaitant actualiser ou approfondir leurs compétences. Le dispositif doit notamment permettre de développer des compétences dans la conduite et la maintenance des engins de manutention et des véhicules, la sécurité, la conformité documentaire ainsi que l’utilisation des systèmes numériques.
Un partenariat évalué à 95 millions d’euros
La troisième Commission mixte de coopération a également permis aux deux délégations de faire le point sur leur partenariat bilatéral. Le portefeuille actif de la coopération entre le Bénin et le Luxembourg est évalué à environ 95 millions d’euros. Les discussions ont également porté sur de nouveaux domaines de coopération, notamment les technologies de pointe, la sécurité et l’intelligence artificielle, considérée dans les échanges comme un axe transversal du développement du Bénin.
Au-delà du financement de CAP-PORT, les deux pays ont engagé une réflexion sur le prochain Programme Indicatif de Coopération (PIC). L’objectif est notamment de rechercher une articulation avec le nouveau Programme d’Action du Gouvernement.
Cette perspective ouvre ainsi une nouvelle phase dans les relations entre le Bénin et le Luxembourg, avec la volonté affichée de faire évoluer leur coopération autour des priorités de développement et de transformation du pays.
Augustin HESSOU

