
Le Palais de la Marina a accueilli, le mercredi 23 septembre 2026, la présentation de la réforme consacrée au développement des pôles territoriaux. Réunis autour du président de la République, les autorités territoriales et les responsables des institutions ont pris connaissance d’un dispositif destiné à rapprocher davantage l’action publique des réalités locales. La cérémonie a réuni notamment le président de l’Assemblée nationale, les membres du Conseil économique et social (CES), les préfets, les maires des 77 communes et les membres du Gouvernement. La présentation de la réforme a été assurée par le secrétaire général de la Présidence de la République, Aristide Djidjoho, et le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Janvier Yahouédéou.
Au cœur du dispositif, les pôles territoriaux seront placés sous la responsabilité de délégués généraux, dont l’action devra être appréciée à partir de critères précis. La réforme s’articule autour de trois priorités : la réduction de l’extrême pauvreté, le développement du capital humain et la création de davantage de richesses à la base. Les responsables des pôles auront notamment à assurer un suivi rapproché des réalités locales et de l’effectivité des programmes destinés aux agriculteurs, aux éleveurs, aux pisciculteurs et aux autres populations vulnérables.
À cette occasion, le président Romuald Wadagni a insisté sur la nécessité de renforcer la présence de l’État et des cadres dans les territoires. Les délégués généraux devront résider dans leurs pôles, se rendre régulièrement sur le terrain et faire remonter directement les difficultés rencontrées ainsi que les progrès enregistrés. Pour le chef de l’État, cette proximité doit également participer au renforcement de la sécurité. Il a notamment évoqué la nécessité de réduire les vulnérabilités pouvant exposer les jeunes à l’influence d’organisations criminelles ou armées. Le président de la République a par ailleurs appelé les cadres occupant de hautes responsabilités à accorder davantage d’attention à leurs régions et villages d’origine et à contribuer concrètement à leur développement.
« Tolérance zéro » contre l’insalubrité
Romuald Wadagni a également placé le changement des comportements au cœur de sa vision du développement à la base. Il a invité les maires, les préfets et les responsables locaux à instaurer une forme de « tolérance zéro » face à l’insalubrité, aux déchets, à l’indiscipline et au non-respect des règles élémentaires de vie collective. Cette exigence, a-t-il indiqué, doit davantage reposer sur l’exemplarité, la pédagogie et la responsabilité individuelle que sur la brutalité. L’objectif affiché est de contribuer à faire de chaque commune un espace propre, organisé et attractif, notamment à travers l’amélioration des entrées de villes et des espaces publics.
Un premier bilan au bout d’un an
Avec cette réforme, l’exécutif entend renforcer le suivi des performances dans les territoires et mesurer plus concrètement les effets des politiques publiques sur les populations. Un premier bilan est prévu au terme de la première année afin d’apprécier les résultats obtenus par les délégués généraux dans leurs pôles respectifs. La cérémonie du Palais de la Marina marque ainsi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la réforme des pôles territoriaux, avec l’implication conjointe des responsables de l’État, des autorités locales et des représentants des institutions.
Augustin HESSOU

