
A moins de 10 jours du démarrage officiel de la campagne électorale pour la présidentielle du 12 avril 2026, les projets de société des deux duos candidats en lice demeurent inconnus. Pas la moindre bribe jusque-là, en dehors de quelques éléments qui s’échappent furtivement des acteurs et soutiens d’un camp comme de l’autre. Du côté du duo Wadagni/Talata, le terme « continuité » dans les élans de développement engagés sur tous les fronts par le régime sortant, reste le maitre mot. Des acteurs de la mouvance insistent aussi sur le fait que le ministre d’Etat et des finances, s’il accède à la magistrature suprême très bientôt, ne manquera pas d’apporter sa touche personnelle. Si les béninois se font donc globalement l’idée, que la gouvernance actuelle se poursuivra de manière plus performante sous Wadagni président, d’aucuns s’impatientent déjà de connaitre les vrais axes de son projet de société, pour en être mieux rassurés. Des sources proches de la coordination nationale de campagne de l’homme rapportent que quelques dernières touches seraient en train d’être apportées au précieux document avant qu’il ne soit publiquement dévoilé. Mais il semble que le temps presse et l’attente des béninois s’endurcit. Ils sont nombreux à réclamer ce projet de société pour mieux cerner les contours de cette continuité sous la marque Wadagni, bien avant que la campagne électorale ne prenne son envol officiel le vendredi 27 mars prochain. En plus du taux de participation à cette élection, devenu l’un des objectifs majeurs qui s’invitent à toutes les rencontres organisées depuis peu au profit du candidat, le menu devrait se meubler déjà des éléments clés de son projet de société.
La même observation se fait aussi au niveau du second duo, Hounkpè-Hounwanou quant au contenu réel de leur projet de société. Si Hounkpè promet, dans ses échanges, avec ses soutiens de travailler à réconcilier les béninois, de faire la paix avec le Niger et autres, s’il est élu chef de l’Etat au soir du vote du 12 avril, les béninois restent encore sur leur faim, par rapport aux réels piliers sur lesquels, il entend bâtir sa gouvernance, en vue de leur assurer un mieux-être.
Tous attendent que les projets de société se dévoilent enfin.
Christian TCHANOU

