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Bénin : Imelda BADA revendique « la force du roseau » et appelle à une reconnaissance patiente de l’engagement politique

Dans une tribune remarquée intitulée « MOELE-BÉNIN, la force du roseau face aux vents politiques », Imelda BADA, Vice-Présidente Coordonnatrice Diaspora du parti MOELE-BÉNIN, livre une réflexion personnelle sur la place des militants fidèles au sein de la mouvance présidentielle, tout en plaidant pour une lecture politique fondée sur la constance plutôt que sur la seule distribution des responsabilités au sein de l’appareil d’État.

À l’heure où les débats sur les équilibres politiques et les nominations occupent une place importante dans l’espace public béninois, la responsable politique choisit de rompre le silence sans pour autant s’inscrire dans une logique de contestation. Son texte, à la fois mesuré et incisif, met en lumière le sentiment partagé par une partie des militants de la mouvance qui, après avoir soutenu avec loyauté les orientations politiques du pouvoir et accompagné les échéances électorales récentes, estiment ne pas voir leur engagement suffisamment reflété dans les responsabilités publiques actuellement attribuées.

Sans remettre en cause les choix des autorités ni la cohésion de la mouvance présidentielle, Imelda BADA développe une analyse où se mêlent fidélité politique, patience stratégique et revendication d’une reconnaissance fondée sur le mérite. Refusant toute posture de rupture, elle invoque la métaphore du roseau pour illustrer sa conception de l’engagement politique : une force discrète mais résistante, capable de traverser les tempêtes sans renoncer à ses convictions.

L’auteure prend également soin de préciser que son texte n’engage pas officiellement les instances de MOELE-BÉNIN, lesquelles devraient se réunir prochainement pour examiner la situation et définir une position collective. Elle présente ainsi sa tribune comme une lecture personnelle des réalités du moment politique.

Lire en intégralité la réflexion de Imelda BADA.

MOELE-BÉNIN, LA FORCE DU ROSEAU FACE AUX VENTS POLITIQUES

À la suite des dernières échéances électorales, au cours desquelles notre formation politique a assumé sans ambiguïté son soutien au duo de la mouvance présidentielle, nous faisons aujourd’hui l’objet de moqueries et de commentaires condescendants. Nous les recevons avec sérénité, car ils ne sauraient altérer ni la cohérence de notre trajectoire ni la solidité de notre engagement au service du Bénin.

Il importe néanmoins d’exposer une réalité politique avec clarté que malgré notre engagement constant sur le terrain, malgré notre participation active à la dynamique politique de la mouvance, et malgré la fidélité de notre positionnement, nous ne bénéficions pas, à ce jour, de responsabilités effectives au sein de l’appareil d’État. Cette situation, que certains pourraient interpréter comme une mise à l’écart, nous la considérons plutôt comme une étape dans un processus plus large, celui de la reconnaissance progressive des compétences, des engagements et des contributions politiques sincères.

Car en politique comme dans la construction d’un État, la valeur d’un engagement ne se limite pas à l’occupation immédiate de positions institutionnelles. Elle réside également dans la constance, la crédibilité, la capacité de proposition et la fidélité à une vision. MOELE-BÉNIN s’inscrit précisément dans cette logique : celle d’un parti qui ne confond pas visibilité et utilité, ni position et influence.

Nous restons donc droits dans nos bottes. Non par posture, mais par conviction. Non par orgueil, mais par fidélité à une trajectoire politique claire : celle d’un engagement au service de la transformation structurelle du Bénin, loin des logiques d’instabilité, de désengagement ou de repositionnements opportunistes qui ont trop souvent fragilisé la vie politique nationale par le passé.

Il est essentiel de rappeler que les idéaux que nous portons vérité, travail, patrie, exigence de bonne gouvernance et culture de la performance ne sont pas de simples slogans politiques. Ils constituent aujourd’hui des références qui structurent une partie de l’action publique contemporaine et s’inscrivent dans la continuité des réformes engagées sous l’impulsion des plus hautes autorités de l’État.

Dès lors, même en l’absence de responsabilités formelles au sein de l’appareil d’État, nous refusons toute lecture réductrice de notre rôle. Car une vérité politique s’impose avec force : l’influence ne se mesure pas uniquement aux postes occupés, mais à la capacité à nourrir les idées, orienter les débats et accompagner les transformations historiques.

Nous prenons donc acte de cette étape sans amertume, mais avec une détermination renforcée. Nous continuerons à travailler avec discipline, constance et loyauté pour mériter pleinement, dans le temps, une participation plus directe aux responsabilités de l’État, conformément à notre engagement, à notre expertise et à notre contribution politique.

Car notre ambition demeure intacte : être non seulement des soutiens de la transformation nationale, mais également des acteurs pleinement impliqués dans sa mise en œuvre.

Dans cette perspective, la métaphore du roseau prend tout son sens.

Car dans le tumulte des vents politiques, des jugements hâtifs et des incompréhensions conjoncturelles, nous choisissons la posture du roseau. Celui qui plie sans rompre, qui encaisse sans céder, qui endure sans disparaître.

Et c’est ainsi que MOELE-BÉNIN avance, enraciné dans la République, résilient face aux vents, et debout dans la durée, jusqu’à ce que l’histoire elle-même reconnaisse la justesse de sa persévérance.

Je souhaite toutefois préciser que cette tribune traduit avant tout ma lecture personnelle de la situation politique actuelle. Elle n’engage que moi et ne saurait être assimilée à une position officielle de MOELE-BÉNIN.

Dans l’attente de la réunion prochaine des instances dirigeantes du parti, qui auront à examiner les réalités du moment politique et à définir les orientations collectives qui s’imposent, il m’a semblé utile de partager cette réflexion avec franchise, responsabilité et loyauté.

Comme le roseau qui demeure enraciné malgré les bourrasques, je resterai fidèle à mes convictions, à mon engagement et à ma vision du Bénin.

Car les vents politiques passent. Les commentaires passent. Les moqueries passent.

Mais les idées demeurent.

Et lorsque les idéaux que nous portons contribuent à façonner le Bénin d’aujourd’hui, il devient évident que l’essentiel n’est pas toujours d’être immédiatement au cœur du pouvoir, mais de participer durablement à l’orientation de son action.

Le roseau ne cherche pas à défier le vent. Il lui survit.

Et c’est précisément dans cette force tranquille, dans cette persévérance silencieuse et dans cette fidélité à l’essentiel que je puise la conviction que notre heure viendra.

Imelda BADA

Vice-Présidente Coordonnatrice Diaspora

MOELE-BÉNIN

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