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Affaire de la jeune femme torturée à Ekpè : Les six accusés plaident non coupable à la CRIET, le dossier renvoyé au 5 juin

L’affaire de la jeune femme torturée à Epkè n’est pas restée dans l’inaction. La première audience devant la chambre criminelle de la CRIET s’est ouverte ce vendredi 15 mai 2026. Les six (06) accusés ont plaidé non coupable à tour de rôle. Le procès est renvoyé au vendredi 5 juin 2026. Il permettra à la partie civile de prendre connaissance du dossier.

Le juge de la Chambre criminelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a convoqué les parties à la barre afin que les présumés coupables répondent de leur acte. Répondant aux noms de Sossou Kouassi Mardochée, Agbozo Julien, Amouzou Schadrac, Fego Senan Éric, Koudoyo Alain et Egbe Moïse, les accusés ont entre 18 ans pour le plus jeune et 47 ans pour le plus âgé. Voici les trois chefs d’accusation qui pèsent contre les accusés : « viol, de coups et blessures volontaires et d’enregistrement et diffusion d’images liées à la commission d’infractions ». Rappelons que la jeune femme victime ayant fait la Une des journaux était également présente dans la salle d’audience. Toujours sous soins médicaux, elle a confirmé l’atrocité des faits, évoquant des brûlures graves et des traitements humiliants.

Le juge a ensuite procédé à leur inculpation. À tour de rôle, tous les six accusés ont plaidé non coupable des infractions mises à leur charge. Ils disent ne pas se reconnaître dans les charges retenues par le parquet spécial de la CRIET. Les débats ont réclamé un procès à audience publique ou à huis clos. Me Saïzonou Bédié, avocate de l’Institut National de la Femme (INF), constituée pour la victime insiste pour que le procès se déroule à huis clos. Pour elle, sa demande vise à préserver des pans de vie de la victime. De son côté, la partie civile faisant également une autre demande à la chambre criminelle, souhaite que l’audience soit renvoyée pour une prise de connaissance intégrale du dossier et du certificat médical de la victime.

Le ministère public représenté par le premier substitut du procureur spécial près la CRIET s’est opposé à ce que le procès se déroule à huis clos. Il a fait savoir que les faits dans le dossier sont déjà connus de l’opinion publique et que pour « le contrat social » établi, l’audience dans le dossier devrait être publique. D’autres avocats tels que Me Renaud Agbodjo, Me Victorin Fadé se sont constitués pour défendre la victime. « Même s’il faut louer le Palais des congrès, le procès doit être public », a indiqué Me Victorin Fadé. Des avocats tels que Me Hugo Koukpolou et Me Rodrigue Gnansounou se sont également constitués pour défendre les six accusés. L’avocat Hugo Koukpolou a demandé à la Cour de préserver les droits de la défense. Pour sa part, Me Rodrigue Gnansounou s’est opposé au renvoi de l’audience de ce vendredi 15 mai 2026 et a souhaité l’ouverture des débats.

Revenant au juge de décider, il a confirmé le mandat de dépôt des accusés et a renvoyé le dossier au vendredi 05 juin 2026. Ce renvoi permettra aux avocats de la partie de prendre connaissance du dossier.

Pacôme Monlandjo (Stag)

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