Le Réseau des femmes fonctionnaires parlementaires du Bénin a organisé, vendredi 18 septembre 2026, un séminaire de formation consacré au bien-être au travail, à l’intelligence émotionnelle et à la gestion du stress. Une initiative destinée à renforcer les capacités des agentes et à contribuer à une performance durable de l’administration parlementaire.

L’enceinte de l’hémicycle du Palais des Gouverneurs à Porto-Novo a servi de cadre, vendredi dernier, aux travaux du séminaire de formation du Réseau des femmes fonctionnaires parlementaires du Bénin. Placée sous le thème « Bien-être au travail, intelligence émotionnelle et gestion du stress : les clés d’une performance durable », cette rencontre a bénéficié de l’appui financier du Projet d’Appui au Renforcement des Capacités du Parlement et des Organes de Gestion des Élections au Bénin (PARCPOGE).
À travers cette initiative, le réseau entend contribuer à la valorisation du capital humain et à l’amélioration de la qualité du service public parlementaire. Autorités administratives, expertes et agentes ont ainsi échangé autour des facteurs susceptibles de favoriser un environnement professionnel plus équilibré et une meilleure efficacité au travail.
Dans son intervention, la présidente du réseau, Vioutou Estelle Akplogan, a exprimé sa reconnaissance au président de l’Assemblée nationale, le professeur Joseph Fifamin Djogbénou, pour son soutien aux initiatives en faveur de la promotion de la femme. Elle a notamment insisté sur l’importance du bien-être et de l’intelligence émotionnelle dans la performance professionnelle, appelant les participantes à préserver leur équilibre personnel tout en assumant leurs responsabilités avec rigueur, résilience et loyauté.
Représentant le président de l’Assemblée nationale à l’ouverture des travaux, le Secrétaire général administratif adjoint, Boniface Kiatti, a transmis les salutations et les vœux de plein succès du président Djogbénou. Il a rappelé les exigences particulières de l’administration parlementaire, marquée par la nécessité d’une grande disponibilité et d’une forte réactivité. Pour lui, la performance institutionnelle ne peut s’inscrire dans la durée sans des ressources humaines compétentes, épanouies et accompagnées par leur hiérarchie.
Les différentes communications ont permis d’aborder plusieurs dimensions du bien-être professionnel. Fulbert Akpédjé Acapo, chef du service des séances et du contrôle, a présenté le bien-être au travail comme un facteur d’efficacité collective. Le Directeur des services de l’information et de la communication, André Sènakpon Dossa, s’est, pour sa part, intéressé aux mécanismes du stress professionnel, ainsi qu’aux moyens d’en identifier les manifestations et de prévenir l’épuisement.
La formation a également accordé une place importante à l’intelligence émotionnelle et à la conciliation entre responsabilités professionnelles et familiales. La Capitaine-Major Kinsi Avoundogba Désirée Ayinon Aurore, cheffe division genre au ministère de la Défense nationale et point focal de l’Institut national de la femme, a partagé avec les participantes des approches pratiques autour de ces enjeux. La participation de femmes des forces armées a, par ailleurs, illustré la dimension interinstitutionnelle de cette réflexion sur le leadership féminin.
Au terme des travaux, les participantes ont été invitées à mettre à profit les connaissances acquises pour mieux gérer les exigences de leur environnement professionnel. Le séminaire traduit ainsi la volonté du Réseau des femmes fonctionnaires parlementaires de contribuer, à travers le renforcement des capacités et la promotion du bien-être, à la construction d’une administration parlementaire plus moderne et performante.
Romain HESSOU

