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Café scientifique de la FLLAC : Dr Sylvain Zountchémè plaide pour une communication politique fondée sur la rigueur scientifique et la stratégie

La Faculté des Lettres, Langues, Arts et Communication (FLLAC) de l’Université d’Abomey-Calavi a accueilli, le mardi 27 octobre 2026, son 59ᵉ Café scientifique, premier rendez-vous de l’année académique 2026-2027. Deux communications ont marqué cette rencontre organisée dans la salle Mensah Wekenon Tokrondo, au bâtiment du GERNDT. La première, présentée par le docteur Sylvain Pascal Zountchémè, a porté sur les exigences théoriques et pratiques de la communication. La seconde présentée par Dah Djomanmousso était consacrée à la théorie germo-somatique.

La communication politique ne saurait se réduire à la prise de parole ou à la diffusion de messages. Elle exige une réflexion scientifique, une stratégie clairement définie et une bonne connaissance du terrain. C’est l’un des principaux enseignements de la communication présentée par le docteur Sylvain Pascal Zountchémè lors du 59ᵉ Café scientifique de la FLLAC, tenu le mardi 27 octobre 2026 à l’Université d’Abomey-Calavi.

Intitulée « Penser et pratiquer la communication : entre rigueur académique à l’aune des théories et exigences du terrain par la pratique », cette intervention s’appuie sur son ouvrage Théories et pratiques de la communication politique (Pour les partis et communicants politiques). L’auteur y établit un lien entre les fondements théoriques de la discipline et les réalités auxquelles sont confrontés les partis politiques et les professionnels de la communication.

Pour Docteur Sylvain Pascal Zountchémè, la communication politique joue un rôle important dans les relations entre gouvernants et gouvernés. Elle contribue à prévenir la fragmentation sociale et permet les échanges d’informations nécessaires à la conquête, à l’exercice ou au maintien du pouvoir. Son analyse s’inscrit notamment dans le prolongement des travaux de Shannon et Weaver, ainsi que des apports de Paul Watzlawick et de l’École de Palo Alto.

Le communicateur souligne toutefois que cette discipline ne se limite pas aux médias traditionnels ou aux plateformes numériques. Les actions, les symboles et les signes participent également à la construction des messages politiques. Cette diversité impose, selon son approche, une compréhension rigoureuse des mécanismes de communication et de leur contexte.

Une stratégie pensée en amont

L’autre axe majeur de sa présentation concerne la planification. Docteur Sylvain Pascal Zountchémè met en garde contre une conception purement instrumentale de la communication politique, parfois réduite à des opérations ponctuelles ou à des pratiques empruntées au marketing commercial.

Dans son ouvrage, il développe les étapes de préparation d’un plan de communication, depuis l’analyse du terrain et de l’environnement jusqu’à la définition des objectifs, des moyens, du budget et des résultats attendus. Une stratégie pertinente doit, selon lui, reposer sur une vision politique, un programme et des convictions clairement établis. Il insiste également sur la place des médias dans l’action politique et rappelle la distinction entre le métier de journaliste et celui de communicateur. Le premier traite l’information, tandis que le second intervient dans une démarche de communication au service d’une organisation ou d’un parti.

À noter qu’à l’ouverture de cette rentrée scientifique, le doyen de la FLLAC, Julien Gbaguidi, a invité étudiants et enseignants à prendre une part active aux échanges. Il a souhaité que les Cafés scientifiques de l’année académique 2026-2027 soient marqués par des discussions exigeantes et des travaux de haut niveau.

Augustin HESSOU

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