
L’arrestation de l’activiste Kèmi Séba en Afrique du Sud et la procédure d’extradition engagée par les autorités béninoises font l’objet d’un suivi rigoureux au sommet de l’État. Ce mercredi 22 avril 2026, lors de son traditionnel point de presse, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a commenté cette actualité avec une formule imagée : « Le ciel fait nos palabres ». Pour l’Exécutif, cette affaire sort désormais du champ purement militant pour s’inscrire dans un cadre strictement légal et diplomatique.
Le gouvernement affirme s’en remettre totalement à l’action des institutions judiciaires compétentes, notamment la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Selon le porte-parole, le processus suit son cours normal sous l’impulsion du procureur spécial. « Ceux qui ont des actions à mener comme la justice dont le procureur spécial, mènent leurs actions et nous espérons qu’elles aboutiront », a-t-il précisé, soulignant la volonté du Bénin de respecter la séparation des pouvoirs tout en garantissant l’aboutissement des démarches entamées.
Le porte-parole du gouvernement a également rappelé la position constante de l’État face aux prises de parole de l’activiste. « Nous avons tous toujours été témoins de ses déclarations et affabulations, les unes aussi graves que les autres, concernant le pays, de sa sécurité, de sa stabilité », a souligné Wilfried Houngbédji.
Dans ce contexte, l’Exécutif espère que la procédure d’extradition en cours permettra à Kèmi Séba de répondre devant la justice béninoise aux accusations et propos qui lui sont attribués. « J’espère que les procédures entamées conduiront à son extradition pour qu’il ait l’occasion de venir s’en expliquer devant la justice béninoise », a conclu le porte-parole du gouvernement.
Augustin HESSOU

