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Prise en charge des urgences vitales : « L’objectif, c’est d’abord de sauver la vie », martèle Wilfried Houngbédji

Le gouvernement du président Wadagni en Conseil des ministres le mercredi 3 juin 2026, a acté l’octroi d’un milliard de FCFA pour la prise en charge immédiate des urgences vitales. Pour plus de précision sur cette mesure sociale, une rencontre avec les professionnels des médias a été organisée au ministère des Affaires étrangères ce vendredi 5 juin 2026. À cette occasion, le Ministre, Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a exposé la vision politique sous-jacente à cette décision ainsi que les devoirs civiques nécessaires à sa pérennisation.

Dans ses propos liminaires, le porte-parole du gouvernement a souligné que cette mesure sociale s’inscrit dans la continuité de la gouvernance de l’État. « Ces mesures traduisent à tout le moins l’une des vertus de la continuité positive, dans le sens que le président de la République élu n’a pas besoin d’état des lieux, n’a pas besoin de remettre en cause ce qui a déjà été fait et qui constitue une base solide pour aller encore plus loin dans l’administration de notre État », a-t-il déclaré avant d’ajouter que le président Romuald Wadagni veut par la même occasion, traduire en acte ses engagements électoraux « pour montrer que les promesses sont des engagements et que nous avons le devoir de les tenir pour soulager tant soit peu nos compatriotes. »

Wilfried Houngbédji a insisté sur l’universalité de la mesure, qui s’applique à tout citoyen indépendamment de son niveau social ou de son état de conscience au moment de son admission. « Tout le monde peut être concerné par la mesure sociale. Si vous arrivez inconscient, on s’occupe de vous, il n’y a pas besoin que vous parliez. L’urgence vitale menace immédiatement votre vie. On s’occupe de vous et quand vous revenez à la vie, on peut discuter avec vous », a-t-il affirmé. Pour lui, l’objectif de la mesure, « c’est d’abord de sauver la vie. Que le souci du gain pour couvrir les soins qu’on va donner ne soit pas la priorité des agents de santé », a insisté le ministre.

L’enjeu du recouvrement et de la responsabilité citoyenne

Face aux préoccupations sur le remboursement des frais engagés, le porte-parole a rappelé que l’État finance le démarrage mais que la survie du mécanisme dépend de la bonne foi des usagers. « L’enjeu, c’est justement, après, de pérenniser ce mécanisme. Faire en sorte que demain, dans deux ans, dans cinq ans, dans vingt ans, les Béninois puissent continuer à en bénéficier. Parce que si l’idée pour certains est que c’est l’agent de l’État, on fait ça, on disparaît avec, c’est une menace pour la mesure. Certes, le gouvernement dit qu’il va jouer sa partition en mettant les ressources à disposition. Mais le président Wadagni, il ne sera pas éternel. Un gouvernement peut venir demain et constater que, bon, s’il y a beaucoup de gens de mauvaise foi qui ne payent pas, il ne vaut mieux pas continuer. Et donc nous avons tous intérêt à faire en sorte que cela se poursuive », a-t-il clarifié.

Wilfried Houngbédji a mis en avant la responsabilité des gestionnaires des centres de santé, qui font l’objet d’une obligation de résultats sous peine de sanctions administratives. À l’en croire, les responsables de centre de santé sont mis en demeure de veiller à ce que la mesure fonctionne bien pour qu’aucun béninois n’aille se plaindre d’avoir été dans un centre de santé en situation d’urgence vitale et de n’avoir pas été pris en charge. « Et si des plaintes venaient émerger et prouver, il y aurait des sanctions. Donc, de la même façon, il nous faut, en tant que citoyens, adopter les bonnes attitudes, sensibiliser nos amis, nos familles, nos connaissances, pour que chacun joue sa partition, afin que cette mesure formidable, pour aujourd’hui et pour demain, puisse s’étaler dans le temps », a-t-il martelé.

Augustin HESSOU

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