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Institutions de la République : Wadagni installe la 8ᵉ mandature du CES et reçoit le serment des nouveaux juges de la HCJ

Le Palais de la Marina a servi de cadre, mercredi 22 juillet 2026, à une double cérémonie marquant une nouvelle étape dans la consolidation des institutions de la République. Le Président de la République, Romuald Wadagni, a procédé à l’installation officielle des membres de la 8ᵉ mandature du Conseil économique et social (CES), avant de recevoir le serment des six nouveaux représentants de l’Assemblée nationale appelés à siéger à la Haute Cour de Justice (HCJ). Deux actes institutionnels qui traduisent la volonté des pouvoirs publics de renforcer les mécanismes de gouvernance, de concertation et de préservation de l’État de droit.

En présence du président de l’Assemblée nationale, le professeur Joseph Djogbénou, de la Vice-présidente de la République, des présidents des institutions de la République ainsi que de nombreuses autorités politico-administratives et judiciaires, le Chef de l’État a officiellement ouvert la huitième mandature du Conseil économique et social.

La nouvelle composition du Conseil économique et social comprend neuf membres du Conseil national et douze coordonnateurs départementaux, désormais investis de leurs fonctions.

Réformée par les lois n° 2024-26 du 17 juillet 2024 et n° 2026-04 du 16 mars 2026, cette institution consultative est appelée à jouer un rôle accru dans le processus décisionnel de l’État. Elle est notamment chargée d’émettre des avis sur les projets de loi, d’ordonnance, de décret ainsi que sur les propositions de loi qui lui sont soumis.

Au-delà de cette mission consultative, le CES constitue un espace privilégié de dialogue entre les différentes composantes de la Nation. À ce titre, les nouveaux conseillers auront la responsabilité de porter les préoccupations des catégories socioprofessionnelles et culturelles qu’ils représentent, tout en contribuant à la promotion du dialogue social, de la gouvernance participative, de la paix et de la cohésion nationale.

À travers cette installation, les autorités entendent renforcer les mécanismes de concertation et favoriser une plus grande implication des forces vives de la Nation dans l’élaboration des politiques publiques.

Six nouveaux juges prêtent serment à la Haute Cour de Justice

La seconde séquence de la cérémonie a été consacrée à la prestation de serment des six députés désignés par l’Assemblée nationale pour siéger à la Haute Cour de Justice.

Il s’agit de Benoît Degla, Bernard Houngnibo, Francis Gbian, Solange Afiavi Méhou Houédanou, Abdou Razack Olalandou Abiosse et Pauline Aikpando.

Après leur prestation de serment devant le Président de la République, les nouveaux magistrats rejoignent les membres de la Cour constitutionnelle, à l’exception de son président, ainsi que le président de la Cour suprême, pour former le collège de treize juges composant cette haute juridiction.

Institution prévue par la Constitution, la Haute Cour de Justice est compétente pour connaître des infractions commises par le Président de la République et les membres du Gouvernement dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions. Elle constitue ainsi l’un des principaux instruments de garantie de la responsabilité des plus hautes autorités de l’État.

En renvoyant officiellement les nouveaux juges à l’exercice de leurs responsabilités, le Président Romuald Wadagni les a invités à accomplir leur mission dans le strict respect des principes d’impartialité, de justice et d’État de droit.

Un signal fort pour les institutions républicaines

La présence des membres du Bureau de l’Assemblée nationale, de la Vice-présidente de la République, des présidents des institutions, des membres de la Cour constitutionnelle ainsi que du procureur et du greffier de la Haute Cour de Justice a conféré à cette double cérémonie un caractère particulièrement solennel.

À travers l’installation de la nouvelle mandature du Conseil économique et social et le renforcement de la Haute Cour de Justice, les pouvoirs publics poursuivent la mise en œuvre des réformes institutionnelles engagées ces dernières années. Deux actes qui traduisent la volonté de consolider les institutions républicaines, de promouvoir une gouvernance participative et de garantir le fonctionnement harmonieux de l’État de droit au Bénin.

Romain HESSOU

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