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Iréné Agossa à propos du Sénat : « La trêve devient un outil de cohésion nationale »

  Iréné Josias Agossa membre du bureau politique de l’Union Progressiste – le Renouveau (UP-R) reçu sur E-Télé, il y a quelques jours, a évoqué les missions attendues du Sénat béninois en création, entre autres, veiller à la mise en œuvre de la trêve politique contenue dans l’une de ses dispositions, « outil d’apaisement des tensions et de cohésion nationale ».

Quelques jours avant le vote de la révision à l’Assemblée Nationale, devant entre autres aboutir à la création du Sénat, Iréné Josias Agossa, à travers les médias, démontrait  déjà l’importance de l’institution en vue dans la consolidation de la démocratie béninoise. Invité de E-Télé, l’acteur politique a abordé la question relative à l’instauration d’une période de trêve politique au lendemain des élections générales de 2026. La trêve ici, selon lui est « un outil de cohésion sociale, de consolidation et de protection de notre processus de développement ». Pour l’ex candidat à l’élection présidentielle de 2021, la trêve, qui fait partie des réformes introduites par les représentants des groupes parlementaires UP-R et BR, va permettre aux perdants des élections prochaines de participer à la gestion du pays. « Il faut que ceux qui ne sont pas gagnants se sentent impliqués dans la gestion du pays. C’est-à-dire pour que les gens se sentent concernés par l’activité qui se mène à travers l’exécutif. À l’issue d’une élection, c’est un camp qui gagne et qui forme le gouvernement. C’est pourquoi nous en son temps on a prévu le coefficient ministrable parlementaire qui permet d’introduire dans l’exécutif ceux qui ont perdu, conformément à la configuration parlementaire. Et c’est ça qui fera que vous ne pouvez plus continuer dans des tensions électorales par ce que vous ne pouvez pas êtes pris en compte dans l’exercice du pouvoir, dans l’exécution du programme qui a été adopté et dire que vous continuez dans la logique des élections », a éclairé Iréné J. Agossa. Quand les élections seront passées, il faut, selon l’homme politique, construire le pays. « Cela montre que la démocratie béninoise ne se limite juste à la compétition électorale, mais repose sur la collaboration, le respect des institutions, et la construction collective d’un avenir commun ».

Pour mettre en œuvre cette trêve dans un esprit partisan actuel, Iréné Agossa affirme avoir depuis très longtemps mené des démarches. « Nous avons proposé depuis près de 15 ans ce que nous appelons aujourd’hui le Sénat. Moi je l’ai proposé dans une vision progressiste du pays. Sa mise en œuvre fera la stabilité politique de notre pays car nous aurons une composition gouvernementale stable » s’est-il réjoui. Les membres du Sénat, tous des sages expérimentés, comme le fait savoir Iréné Agossa, vont user de leur sagesse pour la mise en œuvre effective de la trêve pour l’apaisement des tensions et la cohésion sociale en République du Bénin. Le coefficient ministrable parlementaire qu’il évoque va permettre en effet à tout parti présent au parlement, et qui possède de ce coefficient, d’avoir un siège au gouvernement, ce qui serait bénéfique pour la nation.

 Il faut noter que dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 novembre dernier, la constitution a été effectivement révisée à l’Assemblée Nationale. La création d’un Sénat en République du Bénin est désormais actée. Aussi, le mandat du Président de la République, des conseillers communaux ainsi que députés, est passé de 5 à 7 ans.  

Naurice Adagbe (Stag.)

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