Lors d’un panel organisé au Chant d’Oiseau de Cotonou, le samedi 22 novembre dernier, Iréné Agossa a réagi sur les critiques que font des béninois sur la situation actuelle du pays, dénonçant souvent des arrestations politiques et fuite en exil de nombreux citoyens depuis l’avènement du pouvoir en place en 2016. Pour ce membre du Bureau Politique du parti UP-R et ex-DG/Sonacop, les débats doivent se faire en tenant de la légalité Républicaine. « Il faut arrêter de dire des ragots et se baser sur la réalité. Ce n’est pas le Président Patrice Talon qui arrête, mais plutôt la justice » souligne-t-il. Lisez ci-après un extrait de ses propos.
………………………………………………………………………………………………………….

« Nous existons selon la légalité dans le pays. Est-ce que ce que quelqu’un fait est légal dans le pays ? C’est la République qui nous unit. Ce n’est pas le sentiment de chacun qui compte. La République est là et tout le monde doit se soumettre à elle. Monsieur Jean-Baptiste Elias qui est là. Moi j’étais à tête de la Sonacop à l’époque, il est venu me contrôler sur l’éthique et la valeur. Donc l’honnêteté demande que, si jamais quelqu’un parle d’éthique et valeur, qu’il fasse sortir le rapport pour dire ce que vous dites n’est pas vrai ou ce que vous dîtes est vrai. Voici les preuves. C’est comme ça qu’on va corriger la société. Nous racontons des ragots puisque nous sommes un pays de ragots. On ne se base pas sur les réalités. Il faut que nous ayons désormais le courage de dire la vérité. La vérité ici est que si le pouvoir en place arrête effectivement les gens, envoie les gens en exil, je serai le premier qui devrait être arrêté. Je suis le premier qu’on doit mettre en prison. Sur 90 mille francs, j’ai été convoqué, 90 mille francs CFA. Donc si vous êtes propre, vous serez soutenu. Moi je suis un exemple. J’ai rencontré un exilé, on s’est vu là-bas. Je lui ai dit là où tu as construit, moi j’ai pas construit là, je suis à Avotrou et je suis un ancien directeur général de la Sonacop. Où est ce que tu as trouvé l’argent pour construire là ?. On peut vérifier ? Et tu demandes pourquoi je suis libre. Parce que je suis intègre. Je suis fier de ce que j’ai. Je peux justifier tout ce que j’ai.
Chacun n’a qu’à se dire que nous sommes dans un pays où il y a encore des valeurs. Je vous en prie. Quand nous dénigrons, nous allons détruire les valeurs. Si vous êtes une valeur, qu’on l’accepte. Et ça moi je le défendrai partout devant n’importe qui. Je dirai Talon n’arrête pas, c’est la justice qui arrête. Vous avez vu Sarkozy en prison ? Est-ce qu’on a dit c’est Macron qui l’a arrêté, c’est plutôt la justice française. Tout ce qui se passe ici, c’est sur la base des lois qui ont été votées. Je demande à ce que les débats soient désormais orientés dans ce sens. J’accepte que les gens soient dans le sens contraire de ce que je dis en disant qu’eux, ils ne sont pas fiers du pays aujourd’hui, mais que nous fassions les débats sur la base des réalités et surtout en nous conformant à la légalité républicaine ».
Propos transcrits par Naurice Adagbé (Stagiaire)

