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Jean-Baptiste Elias

Jean-Baptiste Élias sur les élections générales de 2026 : « Boycotter ne servira à rien, allez voter ! » 

Invité de l’émission Franc-Parler sur Radio Cotonou, le 14 décembre 2025, le président du Front des Organisations Nationales contre la Corruption (FONAC), Dr Jean-Baptiste Élias, a livré une série de recommandations en vue des élections générales de 2026. Face aux débats suscités par la réforme du Code électoral, l’acteur de la société civile a surtout insisté sur le rejet du boycott, la pédagogie du vote et le respect strict des principes de transparence.

Jean-Baptiste Elias

« Nous, au niveau de la société civile, nous sommes respectueux des lois. Les lois sont là, il faut les appliquer », a souligné Jean-Baptiste Élias, précisant que les différentes candidatures ont été validées par la Cour constitutionnelle.

Contre le boycott : Dans un contexte politique encore marqué par des frustrations, le président du FONAC a tenu à lancer un message sans équivoque aux citoyens inscrits sur la liste électorale, aller voter le 11 janvier 2026. « Pas de boycott ! Le boycott n’a jamais prospéré en Afrique », martèle-t-il, rappelant que la loi béninoise ne conditionne pas la validité d’un scrutin à un taux minimum de participation. Selon lui, même avec une faible affluence, les résultats seraient proclamés, laissant les abstentionnistes sans recours.

Trois choix possibles pour chaque électeur

Jean-Baptiste Élias a également insisté sur un point qu’il juge essentiel à la compréhension du processus électoral, la liberté de choix offerte à chaque électeur lors des scrutins couplés. Ainsi, explique-t-il, un citoyen peut choisir de voter uniquement aux élections communales et municipales, uniquement aux législatives, ou participer aux deux scrutins. « Il faut bien expliquer ça au peuple pour que le peuple comprenne », estime-t-il, dénonçant les abstentions motivées par la colère ou la déception politique. À ses yeux, ne pas voter revient à laisser les autres décider à sa place.

Au-delà de la participation, le président du FONAC a rappelé l’exigence fondamentale de transparence. Il appelle les organes en charge des élections à se conformer strictement à l’article 1er du Code électoral, qui consacre la sincérité, la fiabilité et la transparence du vote. « Il faudrait que les organes chargés de mettre en place les élections puissent en tenir compte pour faire les choses normalement », a-t-il insisté, annonçant d’autres recommandations destinées à garantir la vérité des urnes, aussi bien pour les élections de janvier que pour celles prévues en avril 2026.

Romain HESSOU

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