
Les béninois votent dans 48 heures, à peu près, sur toute l’étendue du territoire national pour élire de nouveaux élus locaux et députés. Si depuis la conférence nationale de 90 qui a ouvert la voie au renouveau démocratique, ils sont accoutumés à ces genres d’élections, c’est la première fois, qu’ils seront face à deux urnes, l’une pour les communales et l’autre pour les législatives. Ceci en conformité à l’option des élections générales adoptée depuis quelques mois par le parlement et qui seront appliquées dès ce dimanche, avec ces deux premiers scrutins. Suivra, trois mois plus tard, en mai 2026, la présidentielle pour boucler les premières élections générales au Bénin.
La démocratie béninoise amorce ainsi un nouveau virage dès ce dimanche 11 janvier 2026, au terme de deux semaines de campagnes, où des candidats à la députation comme ceux postulant pour les sièges communaux ont parcouru tout le Bénin, pour aller exposer aux populations leurs offres diverses. Les médias, les réseaux sociaux et autres canaux de communication n’ont pas été du reste dans une campagne électorale pourtant moins bruyante que par le passé.
De toutes les façons, la fatidique date du 11 janvier 2026 qui consacre les premières élections générales au Bénin est là. Il reste à savoir si les béninois se mobiliseront en grand nombre pour aller accomplir leur devoir citoyen. En cette dernière journée de campagne, les appels à sortir pour aller voter ne vont pas surtout manquer d’inonder les rues, villes et villages du pays, pour éviter un fort taux d’abstention dans un pays où les habitants, dans la majorité semblent bien se lasser des affaires politiques, ces dernières années.
Quant au partis politiques en lice, pour les législatives notamment, il y a de quoi s’effrayer face au verdict attendu des urnes si les électeurs ne leur accordent pas suffisamment de suffrages dans presque toutes les circonscriptions électorales, cette fois-ci. Les nouvelles réformes, en effet, sont assez rigides en ce qui concerne le siège parlementaire, à savoir que chaque parti devra obligatoirement disposer du seuil des 20% des suffrages dans chacune des 24 circonscriptions pour lever un siège. Si certains partis politiques en course comme FCBE ont tôt fait de signer des accords de coalition parlementaires concédés par la loi avec le BR et l’UPR, pour se mettre quelque peu à l’abri d’un éventuel verdict foudroyant des urnes, le parti Les Démocrates a pris les risques de faire cavalier seul. De toutes les façons, la vérité des urnes jaillira dans les jours à venir après les scrutins de dimanche pour situer les uns et les autres.
Christian TCHANOU

