
Non, le Président Patrice TALON n’a commis aucun péché en redorant le blason du Bénin à l’international.
Non, ce n’est pas un péché d’avoir voulu sortir notre pays des zones d’incertitude, de défiance et de résignation.
Non, ce n’est pas un péché d’exiger l’excellence à tous les niveaux pour permettre au Bénin d’agir sans complexe dans le concert des nations. Ce n’est pas un péché. C’est du patriotisme pur. Depuis 2016, le Bénin a changé de posture. Il est passé d’un État tolérant ses faiblesses à un État qui affronte ses réalités. Sous la conduite de Patrice TALON, la gouvernance n’a plus été pensée comme un discours, mais comme une mécanique exigeante où chaque décision devait produire un résultat mesurable. Le programme Bénin Révélé n’a pas été un slogan, mais une architecture de réformes, un cap assumé, parfois dérangeant, souvent contesté, mais résolument transformateur.
La réforme du système partisan a mis fin à la prolifération anarchique des partis politiques sans vision ni ancrage. Elle a imposé une responsabilité nouvelle à l’action politique, renforçant la lisibilité démocratique et la stabilité institutionnelle. La réforme de l’administration publique, appuyée par la digitalisation des services, a réduit l’arbitraire, combattu la corruption et rapproché l’État du citoyen. La justice a été réorganisée pour gagner en efficacité, en professionnalisme et en crédibilité.
Dans l’éducation et la santé, l’État a cessé d’improviser. Des enseignants ont été recrutés, formés, revalorisés. Des hôpitaux de référence ont vu le jour, des infrastructures sanitaires ont été renforcées sur l’ensemble du territoire. L’eau potable et l’électricité ont atteint des zones longtemps oubliées, modifiant profondément la vie quotidienne des populations.
Sur le plan économique, les chiffres ont suivi la méthode. Croissance soutenue, discipline budgétaire, respect anticipé des critères de convergence de l’UEMOA, dette maîtrisée, inflation contenue. Le Bénin est devenu un pays où l’on investit avec confiance. Aujourd’hui, lorsqu’un partenaire financier engage des ressources au Bénin, il sait que les projets aboutiront. Il sait que l’argent investi se transformera en routes, en écoles, en énergie, en emplois. Cette crédibilité retrouvée explique la forte attractivité du pays sur les marchés internationaux et la confiance renouvelée des bailleurs.

Mais la transformation ne s’est pas arrêtée à l’économie. Elle a touché le cœur même de l’État. Les Forces armées béninoises ont été renforcées, modernisées, professionnalisées. Leur équipement, leur formation et leur organisation ont été repensés pour répondre aux menaces contemporaines, notamment sécuritaires et terroristes. La création de la Police républicaine, issue de la fusion de la police nationale et de la gendarmerie, a permis une meilleure coordination, une efficacité accrue et une présence renforcée de l’État sur l’ensemble du territoire. L’ordre républicain a été consolidé, non pour intimider, mais pour protéger.
Cette exigence de verticalité institutionnelle s’est accompagnée d’une vision culturelle et mémorielle rare en Afrique contemporaine. Le retour des 26 œuvres royales restituées par la France, suivi du Kataklè rapatrié de Finlande, n’a pas été un simple événement symbolique. Ce fut un acte politique majeur. Un geste de souveraineté culturelle. Une réparation mémorielle assumée. En ramenant ces trésors, Patrice TALON n’a pas seulement fait restitué des objets ; il a restauré une dignité, réinstallé une mémoire et reconnecté un peuple à son histoire.
C’est geste s’inscrit dans une vision panafricaine authentique, loin des slogans incantatoires. Un panafricanisme lucide, ouvert sur le monde global, fondé sur le dialogue des peuples et la reconnaissance des blessures du passé. Cette même logique a guidé l’octroi historique de la nationalité béninoise aux Afro-descendants, faisant du Bénin une terre de retour, de réconciliation et de projection commune. À travers le tourisme mémoriel, Ouidah, Abomey et Porto-Novo sont devenues des espaces de conscience, de transmission et de dialogue entre l’Afrique et sa diaspora.
Les Vodun Days, enfin, ont achevé cette décomplexation assumée de notre héritage ancestral. En inscrivant les cultures vodun dans l’espace public, culturel et touristique, le Gouvernement TALON a posé un acte de souveraineté identitaire. Il a dit au monde que le Bénin n’a plus à s’excuser d’être lui-même. Il a dit à sa jeunesse que la modernité n’exige pas l’oubli de soi, mais au contraire la connaissance et l’acceptation de ses racines.
Oui, Patrice TALON s’est fait des ennemis. Parce qu’il a brisé des privilèges, dérangé des habitudes, imposé des règles là où régnaient les arrangements. Parce qu’il a préféré les résultats aux compromis faciles. Parce qu’il a compris que redresser un État implique toujours de résister aux conservatismes.
Mais on n’attaque pas un homme parce qu’il élève son pays. On lui oppose un projet plus fort. Non, Patrice Talon n’a commis aucun péché. Il a accompli une œuvre d’État. Il a redonné au Bénin sa crédibilité, sa verticalité, sa dignité et sa place dans le récit mondial. Et aujourd’hui, quand le Bénin parle, le monde écoute.
Imelda BADA

