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Rachidi Gbadamassi sur le coup d’Etat déjoué : « Nos forces avaient déjà neutralisé les putschistes à 99 % »

Invité de l’émission Invité Spécial sur ESAE TV le jeudi 11 décembre 2025, Rachidi Gbadamassi, ministre conseiller chargé de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Défense, de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, est longuement revenu longuement sur la tentative de coup d’État déjouée le 7 décembre au Bénin. L’ancien député et ex-maire de Parakou a livré sa lecture des événements, saluant à la fois « la bravoure » du président Patrice Talon et « la maturité du peuple béninois ».

Interrogé sur son état d’esprit lors de l’attaque, le ministre conseiller assure avoir traversé la journée « avec la foi en Dieu et la certitude du triomphe du bien sur le mal ». Il dit avoir eu « confiance dans le leadership du président Patrice Talon » ainsi que dans la capacité des forces de défense et de sécurité, qualifiées « d’armée républicaine ». Pour lui, les mutins ne pouvaient réussir, notamment parce que les réformes menées depuis 2016 auraient renforcé les capacités et le moral de la troupe. « Le président Talon a fait ce qu’aucun chef d’État n’avait fait depuis 1960 en matière d’équipement et de bien-être pour les forces armées », a-t-il affirmé, citant les casernes, la cité de défense et les mesures d’accompagnement pour les familles des militaires.

« Nos forces avaient neutralisé les putschistes à 99 % »

Répondant aux spéculations sur une intervention décisive du Nigeria, Gbadamassi nuance, « Nos forces de défense avaient déjà neutralisé les putschistes à plus de 99 %. » Selon lui, le recours à l’appui aérien nigérian aurait été motivé par des considérations humanitaires, pour éviter l’usage d’armements lourds dans des zones résidentielles. « Le président Talon était clair ; pas question de toucher les civils », explique-t-il. Le Nigeria serait donc intervenu sous mandat de la CEDEAO pour des « frappes chirurgicales », alors que les avions béninois étaient en maintenance. « C’est juste un appui aérien, rien d’autre », insiste-t-il, assurant que les principales positions avaient déjà été reprises par les forces nationales.

Une mise en garde contre « la désinformation »

Le ministre conseiller se montre critique vis-à-vis de certaines réactions observées sur les réseaux sociaux dans les heures qui ont suivi l’événement. Il évoque « des messages hypocrites ou justificatifs », mais salue « la maturité politique du peuple béninois », estimant que les populations ont refusé « la manipulation et les discours haineux ». Pour lui, la stabilité du Bénin suscite « jalousie » et « désinformation » dans certains pays et cercles hostiles. « Le Bénin n’est plus le Bénin de 1977. Le pays a changé », martèle-t-il, soulignant les investissements publics récents en infrastructures, marchés, routes et équipements sociaux. Questionné sur la présence de mutins toujours recherchés, Gbadamassi affirme que « l’État est à pied d’œuvre » et que les populations « n’ont aucune inquiétude à se faire ». Il assure que le territoire est sécurisé et que le président de la République suit personnellement les opérations.

Hommage aux victimes

Il a été également évoqué les décès enregistrés lors des événements du 7 décembre, dont celui de l’épouse du Général de corps aérien Bertin Bada. Pour le ministre conseiller, ces drames témoignent « de l’irresponsabilité des putschistes » et du caractère « apatride » de leurs actes. « Les morts ne sont pas morts. Ils sont partis protéger le peuple béninois », déclare-t-il en rendant hommage aux forces de défense et de sécurité. Rachidi Gbadamassi a insisté sur la légitimité du chef de l’État, évoquant même une dimension spirituelle, « Le président Talon n’est pas un simple homme. Il est en mission divine pour le peuple béninois. »

Romain HESSOU

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