
Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a clarifié l’entrée en vigueur de la nouvelle durée du mandat présidentiel, insistant sur l’absence d’effet rétroactif et sur le renforcement des institutions. Lors d’un entretien accordé à Global Africa Telesud, Wilfried Houngbédji a rappelé que le mandat en cours du président Patrice Talon reste quinquennal. La réforme portant le mandat à sept ans ne concernera que le prochain cycle électoral, écartant toute idée de prolongation du mandat actuel.
Selon ses explications, l’allongement du mandat vise à offrir une marge suffisante pour la mise en œuvre et l’évaluation des projets structurants, tout en réduisant les effets perturbateurs de cycles électoraux rapprochés.
Il faut rappeler que la réforme prévoit également la création d’un Sénat. Wilfried Houngbédji affirme que cette nouvelle institution est destinée à renforcer l’équilibre des pouvoirs et à améliorer la qualité du processus législatif. Cette chambre haute viendra compléter l’Assemblée nationale dans l’élaboration des lois, en apportant une relecture plus approfondie des textes. Le gouvernement présente cette évolution comme une consolidation du système démocratique béninois, en phase avec les standards institutionnels des grandes démocraties.
Augustin HESSOU

