Pour sa première célébration de la fête nationale à la tête du département du Plateau, le préfet Délonix Djimèco Kogblévi a imprimé sa marque : celle d’une autorité de proximité qui conjugue mémoire, unité républicaine et ouverture transfrontalière. À Pobè, le 1ᵉʳ août 2026, la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté nationale a dépassé le cérémonial pour devenir une démonstration de gouvernance territoriale et de fraternité nationale.

Il est des responsables publics dont l’entrée en fonction se mesure moins à la solennité des décrets qu’à leur capacité à donner du sens aux symboles de la République. Nommé préfet du département du Plateau par le président de la République, Délonix Djimèco Kogblévi, à l’occasion du vaste renouvellement de l’administration territoriale intervenu en juin 2026, a présidé, ce 1ᵉʳ août, sa première célébration de la fête nationale dans cette partie orientale du Bénin.
À Pobè, chef-lieu du département, cette première grande sortie républicaine du représentant de l’État n’avait rien d’un simple rendez-vous protocolaire. Elle portait la marque d’une vision : faire de l’indépendance non seulement un devoir de mémoire, mais aussi un moment de rassemblement, de dialogue et de projection vers l’avenir.
Dès les premières heures de la matinée, la ville semblait retrouver le rythme des grands jours de l’histoire nationale. Les couleurs nationales flottaient sur les édifices publics tandis que les populations convergeaient vers les lieux des cérémonies officielles. Dans les rangs se côtoyaient élus communaux, responsables administratifs, autorités judiciaires, représentants des forces de défense et de sécurité, responsables religieux, têtes couronnées, organisations de jeunesse et acteurs de la société civile.
Au centre de cette mobilisation se trouvait le préfet Délonix Djimèco Kogblévi, dont la présence traduisait cette conception exigeante de l’autorité administrative : être le garant de l’État tout en demeurant le trait d’union entre les institutions et les citoyens. Le premier temps fort de la journée fut le dépôt de gerbe au Monument aux Morts.
Dans un silence chargé d’émotion, les honneurs furent rendus aux femmes et aux hommes qui, par leur courage, leur engagement et parfois leur sacrifice suprême, ont contribué à écrire les premières pages de la souveraineté béninoise.
Loin d’être un simple rituel, cette séquence rappelait que la liberté d’un peuple ne constitue jamais un héritage acquis une fois pour toutes. Elle demeure une responsabilité collective qui oblige chaque génération à préserver les acquis de ses prédécesseurs tout en préparant ceux des générations futures. La revue des troupes et le défilé militaire, paramilitaire et civil prolongèrent cette pédagogie républicaine.
À travers la précision des mouvements, la discipline des formations et l’engagement des différentes composantes de la Nation, c’est une République sûre de ses institutions qui s’offrait au regard des populations.
Mais cette célébration devait surtout porter l’empreinte personnelle du préfet Délonix Djimèco Kogblévi.
Depuis sa prise de fonction, celui-ci s’attache à promouvoir une administration territoriale fondée sur la proximité, l’écoute et la mobilisation des énergies locales. Cette philosophie s’est pleinement exprimée lors de cette célébration où toutes les sensibilités du département avaient trouvé leur place.
La présence conjointe des maires, des élus communaux, des chefs traditionnels, des responsables religieux et des représentants des différentes communautés traduisait cette volonté de faire du Plateau un territoire où les institutions dialoguent avec les réalités sociales, culturelles et historiques. Cette capacité à fédérer les différentes composantes du département a constitué l’une des principales réussites de cette journée.
Mais le moment qui aura sans doute le plus retenu l’attention des observateurs fut la participation d’une importante délégation du Forum Interfrontalier Nigéria–Bénin de la frontière d’Idiroko, officiellement invitée par le préfet.
Dans un département frontalier où les liens humains, commerciaux et culturels traversent quotidiennement les frontières administratives, cette invitation revêtait une forte portée diplomatique.

Elle traduisait une conviction simple : la sécurité, la prospérité et la stabilité des territoires frontaliers se construisent d’abord par le dialogue, la confiance et la coopération.
À travers ce geste, Délonix Djimèco Kogblévi a donné une dimension régionale à une célébration nationale. Il a rappelé que l’indépendance ne signifie pas le repli sur soi, mais la capacité d’un État souverain à bâtir des relations de bon voisinage fondées sur le respect mutuel, la coopération sécuritaire et la solidarité entre les peuples.
Dans un contexte sous-régional marqué par des défis sécuritaires persistants, cette présence des partenaires nigérians prenait une valeur hautement symbolique.
Elle démontrait que la diplomatie de proximité demeure l’un des premiers remparts contre les incompréhensions et les tensions. Tout au long de cette journée, le préfet du Plateau a voulu replacer le citoyen au cœur du récit national. Pour lui, célébrer le 1ᵉʳ août ne consiste pas uniquement à rappeler une date historique. Il s’agit d’inviter chaque Béninoise et chaque Béninois à mesurer la responsabilité qui accompagne la liberté. Cette responsabilité porte un nom : le travail. Elle s’appelle également paix, solidarité, engagement citoyen et sens du bien commun.
Dans un département en pleine mutation économique et territoriale, ce message résonne avec une force particulière. Le Plateau occupe aujourd’hui une position stratégique dans les échanges entre le Bénin et le Nigéria.
Son développement repose autant sur la qualité de ses infrastructures que sur la stabilité de son environnement institutionnel et sécuritaire.
En mettant l’accent sur la cohésion sociale et le dialogue permanent avec les populations, Délonix Djimèco Kogblévi entend manifestement inscrire son action dans cette dynamique.
Quelques semaines seulement après son installation officielle à la tête de la préfecture, il donne ainsi les premiers contours d’une gouvernance territoriale fondée sur la proximité, l’écoute et la mobilisation des forces vives du département.
Cette première célébration de l’indépendance sous son autorité restera ainsi comme bien davantage qu’une cérémonie officielle.
Elle aura révélé une manière d’incarner l’État : présente sans être distante, ferme sans être rigide, républicaine sans perdre de vue les réalités humaines des territoires.
À Pobè, le 1ᵉʳ août 2026, le département du Plateau n’a pas seulement célébré soixante-six années de souveraineté. Il a donné à voir une République rassemblée autour de ses valeurs, de son histoire et de son avenir. Et dans cette partition collective, le préfet Délonix Djimèco Kogblévi aura imprimé sa première grande signature institutionnelle : celle d’un serviteur de l’État convaincu que la grandeur d’une Nation se mesure autant à la force de ses institutions qu’à la confiance qu’elles inspirent aux citoyens.
Par la Rédaction

