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Commande publique : Le ministre Aristide Médénou impose la priorité aux produits fabriqués au Bénin

Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de promotion de la production locale, le ministère de l’Économie et des Finances entend renforcer la prise en compte des biens fabriqués au Bénin dans la commande publique. À travers la lettre circulaire n° 214/MEF/DC/SGM/DNC/SP-c du 4 septembre 2026, adressée aux présidents des institutions de l’État à Cotonou et Porto-Novo, le ministre Aristide Médénou demande aux administrations, institutions et autres entités publiques de privilégier les produits locaux.

Cette orientation s’appuie notamment sur les Instructions et Modalités d’Exécution du Budget des Administrations publiques, la loi n° 2020-26 du 29 septembre 2020 portant Code des marchés publics en République du Bénin, ainsi que le Règlement n° 01/2014/CM/UEMOA du 27 mars 2014 portant Code communautaire de l’artisanat de l’UEMOA.

Selon la circulaire, les entités publiques sont tenues d’acquérir les produits fabriqués localement et figurant sur la liste annexée, auprès des artisans, unités de production ou entreprises locales habilités. Cette obligation concerne toutes les étapes du processus d’acquisition, depuis l’expression des besoins jusqu’à la réception de la commande.

Huit catégories de produits concernées

La liste annexée à la circulaire, établie au 4 septembre 2026, regroupe les produits locaux en huit grandes catégories.

La première concerne les produits céréaliers et dérivés, notamment le gari fin, le gari ordinaire, le gari premium au lait de coco, le riz, le fonio, le maïs, le mil, le haricot, le sorgho, l’attiéké et les cossettes d’igname. La deuxième catégorie est consacrée aux produits oléagineux et dérivés. Elle comprend l’huile d’arachide, l’huile de palme, l’huile de sésame, d’autres huiles végétales, la pâte d’arachide, les graines d’arachide et le beurre de karité. Les boissons et eaux constituent la troisième catégorie. Elle regroupe notamment les jus de gingembre, d’ananas, de mangue, de pastèque et de bissap, ainsi que le whisky de fabrication locale, dont le sodabi et autres produits similaires, l’eau minérale et les bières.

La quatrième catégorie porte sur les produits d’hygiène et d’entretien, notamment les savons liquides, les pains de savons et les désinfectants. Dans le domaine des textiles et de l’habillement, la liste prend en compte les tenues des forces armées béninoises et assimilées, notamment celles des militaires, policiers, douaniers et forestiers. Elle inclut également les tenues du personnel de la justice, les tee-shirts, les casquettes, les maillots personnalisés et tous autres uniformes.

La sixième catégorie concerne les mobiliers scolaires et administratifs, notamment les tables-bancs, armoires, rayonnages, étagères, fauteuils, tabourets, porte-pagnes et bureaux. Les instruments culturels et musicaux figurent dans la septième catégorie. Il s’agit notamment des tam-tams, tambours artisanaux, flûtes, castagnettes, gongs traditionnels, sifflets traditionnels, perles artisanales, masques et accessoires culturels. Enfin, la huitième catégorie regroupe les matériaux de construction et ouvrages, dont les briques, pavés, tuiles artisanales, menuiseries en bois et ouvrages de ferronnerie.

Des exigences de qualité à respecter

La circulaire précise que la liste des produits locaux est actualisée périodiquement dans le Répertoire des Prix de Référence (RPR), accessible à l’adresse www.erepertoire.finances.bj. Les produits acquis doivent respecter les spécifications techniques, les normes et les exigences de qualité prévues par le RPR en vigueur. Le ministère rappelle également que tout recours à un produit importé en substitution d’un produit fabriqué localement est soumis à l’autorisation préalable du ministre de l’Économie et des Finances.

En transmettant cette instruction aux responsables des institutions publiques, Aristide Médénou les invite à prendre les dispositions nécessaires pour assurer le respect des prescriptions contenues dans la lettre circulaire.

Augustin HESSOU

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