Le ministre, porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a animé, le mercredi 8 juillet 2026 à la mairie de Parakou, une séance de reddition de comptes avec les populations du Borgou. Cet échange direct a permis de présenter plusieurs mesures gouvernementales et de recueillir les préoccupations des citoyens.

Le gouvernement a poursuivi son exercice de reddition de comptes au contact des populations. Le mercredi 8 juillet 2026, le ministre, porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, accompagné des autorités locales, a rencontré les habitants du Borgou à la mairie de Parakou pour un dialogue consacré aux actions de l’Exécutif et aux attentes des citoyens.
Face à un public composé notamment d’étudiants, de femmes commerçantes, d’agriculteurs, de leaders religieux et d’acteurs de la société civile, le ministre a rappelé que la redevabilité constitue un principe essentiel de l’action gouvernementale.
Des mesures sociales mises en avant
Au cours de son intervention, Wilfried Houngbédji est revenu sur plusieurs décisions à caractère social.
Concernant la prise en charge des urgences médicales, il a rappelé que dans les hôpitaux publics, les patients en situation d’urgence vitale doivent désormais être soignés avant toute formalité financière. « On soigne d’abord, on règle les formalités financières après la stabilisation », a-t-il insisté.
Dans le secteur de l’éducation, le ministre a rappelé qu’à compter de la prochaine rentrée scolaire, les filles inscrites en classes de Seconde, Première et Terminale bénéficieront de la gratuité totale de la scolarité. Selon lui, cette mesure vise à favoriser le maintien des jeunes filles à l’école et à renforcer l’égalité des chances.
Il a également évoqué un programme d’investissement social de 30 milliards de francs CFA destiné à améliorer les infrastructures de base. Ce financement prévoit notamment 20 milliards de francs CFA pour l’accès à l’eau, à l’électricité et à des latrines séparées dans les établissements scolaires, ainsi que 10 milliards de francs CFA pour équiper les centres de santé en systèmes d’alimentation en eau potable et en énergie solaire.
L’accent sur la transformation locale
Le porte-parole du gouvernement a aussi présenté les mesures envisagées pour soutenir l’économie nationale.
Il a annoncé que, pour la campagne agricole 2026-2027, une prime de 10 francs CFA par kilogramme sera accordée aux producteurs de coton ayant atteint les objectifs fixés. Des mesures similaires sont prévues pour les filières cajou, soja et riz, à condition que les productions soient commercialisées et transformées localement. L’objectif affiché est de renforcer les unités de transformation et de favoriser la création d’emplois.
Sur le volet sanitaire, Wilfried Houngbédji a rappelé l’interdiction du pesticide informel « Sniper » sur toute l’étendue du territoire national. « La santé de nos enfants ne se négocie pas », a-t-il affirmé, en réitérant la volonté du gouvernement de lutter contre l’utilisation de ce produit.

Des échanges autour des préoccupations locales
La seconde partie de la rencontre a été consacrée aux échanges avec les participants. Plusieurs préoccupations ont été soulevées, notamment la reconnaissance de la chefferie traditionnelle, l’extension des infrastructures de la GDIZ, le coût du gasoil pour les transporteurs, la sécurisation des données universitaires ou encore la protection des éleveurs locaux face aux importations de produits carnés.
En réponse, le ministre a apporté des précisions sur les actions déjà engagées par le gouvernement et les projets en cours dans ces différents domaines.
À travers cette rencontre, le gouvernement a poursuivi son exercice de dialogue direct avec les populations, dans le cadre de sa politique de reddition de comptes et de proximité avec les citoyens.
Augustin HESSOU

