Annoncée parmi les engagements sociaux du candidat Romuald Wadagni, la gratuité des frais de contribution scolaire pour les filles du secondaire public franchit désormais le cap de la mise en œuvre. Avec le nouvel arrêté interministériel portant généralisation de la mesure d’exonération des frais de contribution scolaire des filles des établissements publics de l’enseignement secondaire général, le président de la République apporte une traduction concrète à une promesse électorale, à quelques mois seulement du début de son mandat.

Entre une promesse faite aux électeurs et sa concrétisation, il existe souvent un long chemin. Dans le cas de la gratuité des frais de contribution scolaire pour les filles du secondaire public, ce chemin commence déjà à se matérialiser. L’arrêté interministériel portant généralisation de la mesure sur l’ensemble du territoire national donne un contenu réglementaire à l’un des engagements sociaux portés par Romuald Wadagni durant la campagne présidentielle.
Le signal avait été donné dès le Conseil des ministres du 3 juin 2026. Le Gouvernement annonçait alors que la gratuité de la scolarité pour les filles de l’enseignement secondaire général et technique public serait effective à compter de la rentrée 2026-2027. Le nouvel arrêté vient désormais préciser les contours et les modalités d’application de cette décision.
Avec cey arrêté, l’engagement politique quitte le registre de la déclaration pour entrer dans celui de l’action publique. L’exonération, déjà appliquée au premier cycle et expérimentée au second cycle dans vingt communes, est généralisée aux établissements publics de l’enseignement secondaire général sur toute l’étendue du territoire. Toutes les filles de nationalité béninoise régulièrement inscrites dans ces établissements sont concernées à compter de l’année scolaire 2026-2027.
Le dispositif prévoit également la compensation financière des établissements par l’État. Le montant de l’exonération sera pris en charge sur le budget du ministère de l’Enseignement secondaire, avec une avance de trésorerie prévue dès la rentrée. Cette disposition donne une dimension particulièrement concrète à la promesse : l’État ne se contente pas d’annoncer la gratuité, il prévoit également le mécanisme financier destiné à permettre aux établissements de continuer à fonctionner normalement.
Le social au rendez-vous des premières décisions
Pour les familles, l’enjeu est directement financier. La suppression de cette contribution scolaire constitue un allègement des charges liées à la scolarisation et peut contribuer à favoriser le maintien des filles dans le système éducatif.
Pour le président de la République Romuald Wadagni, cette mesure constitue ainsi un premier test grandeur nature de sa volonté de transformer les engagements de campagne en décisions ayant un impact direct sur la vie quotidienne.
La véritable appréciation se fera toutefois à la rentrée prochaine, lorsque les familles et les élèves pourront mesurer concrètement les effets de la mesure. Mais une étape essentielle est déjà franchie, celle d’une promesse annoncée pendant la campagne présidentielle est désormais inscrite dans un acte réglementaire national.
Après les discours de campagne, le nouveau président Romuald Wadagni livre ainsi l’un de ses premiers marqueurs : la parole donnée commence à se traduire en actes.
Romain HESSOU

