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Valorisation des savoirs endogènes : Dah Djomanmousso présente la théorie germo-somatique à l’UAC

Le 59ᵉ Café scientifique de la Faculté des lettres, langues, arts et communication (FLLAC) de l’Université d’Abomey-Calavi s’est tenu le mardi 27 octobre 2026. À cette occasion, Dah Djomanmousso, de son nom civil Yves Nonvignon Gbaguidi, a présenté une communication intitulée « La théorie germo-somatique ». Cette intervention a constitué le deuxième temps de cette rencontre scientifique, après celle du Dr Sylvain Pascal Zountchémè, qui a porté sur le thème « Penser et pratiquer la communication : entre rigueur académique à l’aune des théories et exigences du terrain par la pratique ».

Haut dignitaire de la chefferie traditionnelle et du Vodun au Panthéon Lèwé Ahouandjo, Dah Djomanmousso a présenté la théorie germo-somatique comme une grille de lecture et d’interprétation de la spiritualité et de l’ésotérisme endogènes africains, élargie aux us et coutumes. Son approche vise à expliquer plusieurs notions liées à la théologie et à la théosophie Vodun, notamment le Fa, le Vodun, le BOO, la sorcellerie et la réincarnation.

À travers cette théorie, le communicateur entend dépasser la perception de ces pratiques comme de simples croyances populaires. Il les présente comme des outils permettant d’interpréter le monde, dans une conception où l’invisible occupe une place aussi importante que le visible.

Au terme de sa présentation, il s’est réjoui de l’intérêt manifesté par les participants et des nombreuses questions soulevées au cours des échanges. « Ce qui m’a beaucoup plu et m’a beaucoup encouragé, c’est qu’il y a eu beaucoup de questions. Et ces questions m’ont permis du moins de m’expliquer et de permettre à beaucoup de personnes de comprendre », a-t-il déclaré.

Pour Dah Djomanmousso, les pratiques et connaissances ancestrales reposent sur des savoirs issus de l’observation de la nature et du dialogue avec les ancêtres. Il estime qu’elles méritent d’être explorées afin de mieux faire connaître leur portée culturelle et de rechercher les réponses qu’elles pourraient apporter aux problèmes contemporains. « Nos ancêtres détiennent des savoirs et ces savoirs ne sont pas nés des universités modernes, non plus des laboratoires modernes, ces savoirs ne sont pas dans les livres importés, mais c’est du savoir qui résulte d’une observation attentive et respectueuse de la nature », a-t-il soutenu, plaidant pour une meilleure prise en compte des connaissances endogènes dans les espaces universitaires. Le dignitaire a également salué l’initiative de la FLLAC, qui offre aux promoteurs des valeurs culturelles africaines un cadre pour partager leurs connaissances et contribuer à leur valorisation.

Le prochain Café scientifique de la FLLAC est prévu pour le dernier mardi du mois de novembre 2026. Cette rencontre marquera le 60ᵉ numéro de ce rendez-vous scientifique, organisé chaque dernier mardi du mois pendant l’année académique.

Augustin HESSOU

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