- (De 3.783,984 milliards Fcfa, les prévisions passent à 4.148,357 milliards de F CFA)
Réunis en plénière ce vendredi 19 juin 2026 sous la conduite du Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, Président de l’Assemblée nationale, les élus de la 10ème législature ont voté la loi de finances rectificative pour la gestion en cours. Le nouveau texte porte désormais les ressources et les charges de l’État à 4.148,357 milliards de FCFA, contre 3.783,984 milliards initialement prévus. Conséquence directe de ce réajustement : le déficit budgétaire global grimpe à 487.000 milliards de F CFA, alors qu’il était arrêté à 419.157 milliards dans la loi de finances initiale.

Le gouvernement était représenté lors de l’examen de ce dossier par trois représentants notamment : Aristide MEDENOU, ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la Coopération; Nicolas YENOUSSI, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Économie et des Finances, chargé des finances et de la microfinance et enfin Rodrigue Chaou, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du budget et de la fonction publique. Pour ce tout premier exercice, les membres du gouvernement et précisément le ministre en chargé du budget ont fait du coup d’essai, un coup de maître avec l’adoption à l’unanimité des députés présents ou représentés.
Face à la hausse du déficit, l’exécutif assure vouloir garder le cap d’une gestion rigoureuse des deniers publics, avec pour priorité de ne pas compromettre la viabilité de la dette de l’État.
D’après les explications fournies par la Commission des finances et des échanges dans son rapport, les ajustements introduits par ce collectif budgétaire ne bouleversent en rien les fondamentaux économiques du pays. Il s’agit avant tout, selon la même source, de donner plus d’efficacité à l’action gouvernementale et de garantir un meilleur fonctionnement des services de l’État concernés.
Le texte adopté reconduit par ailleurs les engagements pris en direction des secteurs sociaux, de l’agriculture, de l’emploi ainsi que des grands chantiers d’investissement public. Sur le plan macroéconomique, le taux de croissance attendu reste inchangé à 7,5 %, pendant que le déficit budgétaire est désormais évalué à 3,1 % du Produit intérieur brut.
Autre volet important du texte : la modernisation de l’administration fiscale, avec une attention particulière portée aux activités tirées de l’économie numérique, dans le but de consolider les recettes de l’État.
La séance a également été marquée par l’adoption de plusieurs amendements, dont celui défendu par le député Gérard Gbénonchi. Sa proposition, qui touche à l’article 517 du code général des impôts, vise à harmoniser les dispositions relatives à la dématérialisation des procédures de contrôle fiscal.
Au cours des échanges en plénière, de nombreux parlementaires ont pris la parole pour saluer l’initiative du Président Romuald Wadagni, dont le choix de soumettre ce collectif budgétaire à l’Assemblée a été largement perçu, parmi les intervenants, comme une décision pertinente et bien calibrée.
Fidèle KENOU

