
La première mandature du Sénat béninois sera officiellement installée le jeudi 30 juillet 2026 au Palais des gouverneurs à Porto-Novo, siège de l’Assemblée nationale. A cette occasion, l’ancien président Yayi Boni, auparavant réticent, affirme depuis peu être favorable à y siéger. Plusieurs sources confirment depuis quelques jours la nouvelle décision de l’ex-chef de l’Etat qui pourtant, avait vivement critiqué la création de cette nouvelle institution de la République, jurant qu’il n’y siégerait jamais, quand bien même, les textes lui donnaient le droit. Boni Yayi aurait changé d’avis depuis quelques jours, selon son entourage. Pour certains observateurs, Boni Yayi vient de faire un « choix patriotique » et sa décision devrait être saluée par tous.
Reste que nombreux sont ceux qui évoquent « un revirement étonnant » de l’ancien président de la République. Mais pour d’autres analystes, une telle décision tient de la « haute sagesse » pour un homme qui a dirigé le Bénin pendant dix ans et qui aurait toujours prouvé aux yeux du monde son sens élevé aux textes de la République. « Le président Yayi n’a pas été nommé par un arrêté ni un décret pour aller accrocher un siège au Sénat. De même, l’homme de Tchaourou n’a pas postulé à une élection pour s’y retrouver. La Constitution du pays en vigueur l’a voulu et en tant que démocrate et légaliste, il ne peut que le respecter » défend l’un de ses proches. « Boni Yayi n’a pas l’habitude de faire un bras de fer avec les lois de l’État et sa décennie l’a suffisamment étayé. Ce serait étonnant qu’il commence aujourd’hui » fait-il savoir aussi.
Edouard ALLONANHIN (Stag)

