Les parlementaires de la 10ème législature se sont réunis ce lundi 22 juin 2026 au Palais des Gouverneurs, à Porto-Novo, pour prendre part à un séminaire déterminant consacré à l’appropriation du Document de Programmation Budgétaire et Économique Pluriannuelle (DPBEP) ainsi qu’à la planification des dépenses publiques sur la période 2027-2029. Cette session, mise en place par la Commission des Finances et des Échanges avec le soutien technique de l’UNACEB, vise à outiller la représentation nationale en amont du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) relatif à l’exercice 2026.

L’initiative survient dans un climat politique particulièrement chargé, trois jours seulement après l’adoption, par les députés, de la loi de finances rectificative pour la gestion 2026. Ce texte, qui constitue le tout premier ajustement budgétaire conduit sous le septennat du président Romuald Wadagni, trace les contours administratifs et institutionnels des réformes à venir. La rencontre du jour offre ainsi aux élus l’occasion de se projeter sur la trajectoire financière à moyen terme et de vérifier que les futures répartitions de crédits restent fidèles aux engagements de développement pris devant les populations.
Selon Gérard Gbénonchi, à la tête de la Commission des Finances et des Échanges (C2), passer au crible ces documents stratégiques relève à la fois d’un impératif démocratique et d’un devoir collectif. Dans son discours d’ouverture, il a tenu à souligner combien ces arbitrages, en apparence techniques, pèsent concrètement sur le quotidien des citoyens béninois, plaidant pour que chaque franc issu des finances publiques produise des retombées tangibles dans des domaines essentiels tels que la santé, l’éducation ou encore les infrastructures. Il n’a pas manqué non plus de saluer la clairvoyance du Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, Président de l’Assemblée nationale, qui a permis l’organisation de cet atelier dans un délai resserré, dans le but de renforcer les moyens de contrôle parlementaire.
Durant toute la journée, élus et experts en économie se sont penchés sur quatre communications d’importance, couvrant aussi bien le bilan de la période 2023-2026 que les projections relatives aux dépenses souveraines et sociales à l’horizon 2029. Bien loin d’un simple exercice protocolaire, ce séminaire jette les fondations d’une gestion publique plus moderne et plus lisible. Il donne au Parlement les leviers nécessaires pour questionner les orientations de l’exécutif et veiller à ce que la prochaine loi de finances 2027 traduise au plus près les attentes du peuple béninois.
Fidèle KENOU

