You are currently viewing Conseil Économique et Social : Abdoulaye Bio Tchané fixe le cap autour de quatre piliers

Conseil Économique et Social : Abdoulaye Bio Tchané fixe le cap autour de quatre piliers

Élu à l’unanimité des 21 conseillers le mercredi 22 juillet 2026 à la présidence du Conseil Économique et Social (CES), Abdoulaye Bio Tchané a dévoilé les grandes orientations de son mandat. Dans son discours de prise de fonction, il a présenté une feuille de route articulée autour de quatre piliers destinés à renforcer le rôle et le rayonnement de l’institution.

Élu à l’unanimité des 21 conseillers de la 8ᵉ mandature, Abdoulaye Bio Tchané entend imprimer une nouvelle dynamique au Conseil Économique et Social (CES). À l’occasion de sa prise de fonction le mercredi 22 juillet 2026, le nouveau président de l’institution consultative a présenté une vision ambitieuse fondée sur quatre piliers majeurs : renforcer l’utilité de l’institution, consolider sa proximité avec les citoyens, dynamiser le dialogue interinstitutionnel et amplifier son ouverture à l’international.

Avant de dévoiler sa feuille de route, le nouveau président du CES a exprimé sa gratitude au président de la République, Romuald Wadagni, pour la confiance placée en lui, tout en saluant le soutien de son prédécesseur Patrice Talon, du président de l’Assemblée nationale Joseph Djogbénou ainsi que la confiance renouvelée des conseillers. Il a également rendu hommage aux anciens présidents du CES, notamment Conrad Gbaguidi et son équipe de la mandature de transition qui, selon lui, a permis de consolider une institution devenue « indispensable à la vie de la nation ».

Faire du CES une institution davantage utile

Premier axe de son mandat, l’utilité du CES devra, selon Bio Tchané, dépasser le simple rôle consultatif traditionnel de l’institution. « Le Conseil ne se limitera pas à sa vocation consultative. Il anticipera les aspirations socio-économiques réelles de nos concitoyens et se concentrera sur les impératifs nationaux : l’environnement, l’insertion de la jeunesse, l’emploi, la souveraineté alimentaire, la sécurité et la défense du territoire, l’inclusion sociale. Voilà notamment les combats qui doivent être les nôtres », a-t-il affirmé.

À travers cette orientation, le président du CES ambitionne de faire de l’institution un acteur de proposition capable d’éclairer les pouvoirs publics sur les grands défis du pays.

Renforcer le lien avec les citoyens

Le deuxième pilier est consacré à la proximité citoyenne. Pour Bio Tchané, le CES devra jouer pleinement son rôle d’interface entre les institutions et les populations. Cette proximité passera notamment par le dialogue social, une meilleure appropriation des textes par les citoyens ainsi que la remontée fidèle de leurs préoccupations. Des missions de terrain seront organisées afin d’expliquer les évolutions législatives et réglementaires aux populations tout en recueillant leurs attentes. Fort de son expérience à la tête de la Commission nationale permanente de concertation, de consultation et de négociations collectives, le nouveau président estime disposer des atouts nécessaires pour faire du CES « l’avant-garde d’un dialogue social durable entre le Gouvernement et les partenaires sociaux ».

Miser sur la concertation et l’ouverture internationale

Le troisième pilier repose sur le renforcement du dialogue entre les institutions de la République. Pour le nouveau président, une meilleure concertation constitue une condition essentielle à la cohérence des politiques publiques. Il a ainsi annoncé sa volonté de donner « un nouvel élan à l’instance de concertation des présidents d’institutions de la République ».

Enfin, le quatrième pilier porte sur le rayonnement international du CES. Abdoulaye Bio Tchané entend consolider les partenariats avec les institutions homologues et renforcer la présence du Conseil au sein des principales organisations internationales du secteur, notamment l’UCESIF, l’AICESIS et l’UCESA.

Pour finir, le président du CES a rappelé que la réforme issue de la loi organique de 2024 confère désormais à l’institution une double mission : relayer les demandes et attentes des populations auprès des institutions de la République et favoriser l’appropriation par les citoyens des décisions qui les concernent. Il a appelé les conseillers à une gestion collégiale et concertée afin de répondre, « avec justesse et hauteur de vue », aux attentes des pouvoirs publics et des citoyens durant cette huitième mandature.

Augustin HESSOU

Laisser un commentaire