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Formation sanitaire : 15 398 diplômés en santé bientôt soumis à une évaluation d’aptitude

Le gouvernement béninois engage une démarche d’évaluation des compétences des professionnels de santé titulaires de diplômes délivrés par des établissements privés étrangers de formation non reconnus par l’État. Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 4 novembre 2026, sous la présidence du chef de l’État, Romuald Wadagni, l’Exécutif a autorisé l’organisation d’une évaluation initiale en vue de l’obtention du certificat d’aptitude. Au total, 15 398 diplômés issus des quatre principales filières retenues sont concernés par cette mesure.

La régularisation de la situation professionnelle des détenteurs de diplômes étrangers non reconnus par l’État constitue l’objectif de cette initiative gouvernementale. Il s’agit notamment d’apprécier leurs compétences et leurs connaissances afin de déterminer leur aptitude à exercer leur profession sur le territoire béninois.

À cet effet, un programme de renforcement des capacités a été élaboré pour quatre filières jugées prioritaires. Il concerne les titulaires du doctorat en médecine générale, du doctorat en pharmacie, de la licence en sciences infirmières et obstétricales, option infirmier, ainsi que de la licence en sciences infirmières et obstétricales, option sage-femme.

Le dispositif est assorti d’un règlement pédagogique qui définit les modalités d’évaluation, les conditions de réussite, les exigences liées à la formation et les procédures de délivrance du certificat d’aptitude à l’équivalence. Ce mécanisme permettra ainsi d’apprécier les acquis des candidats selon un cadre d’évaluation préalablement établi.

L’ampleur de l’opération se mesure à travers les résultats du recensement effectué en mai 2026. Celui-ci a permis d’identifier 22 972 détenteurs de diplômes concernés par la problématique. Parmi eux, 15 398, soit environ 67 %, relèvent des quatre filières retenues pour cette première évaluation.

En autorisant l’organisation de cette évaluation initiale, le Conseil des ministres a instruit les ministres concernés de prendre toutes les dispositions nécessaires à son bon déroulement. Les modalités pratiques de mise en œuvre devront permettre d’encadrer le processus et d’assurer son effectivité.

Romain HESSOU

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