
Le gouvernement béninois entend renforcer les capacités de conservation et de distribution des semences agricoles afin d’améliorer les rendements des producteurs. Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 4 novembre 2026, sous la présidence du chef de l’État, Romuald Wadagni, l’Exécutif a autorisé l’acquisition et l’installation de 50 unités de stockage frigorifiques fonctionnant à l’énergie solaire, ainsi que de quatre camions frigorifiques. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme pilote de productivité agricole et de protection sociale des agriculteurs du Bénin.
L’amélioration de la productivité agricole passe également par la disponibilité de semences de qualité et leur bonne conservation. C’est le constat qui ressort de l’analyse des niveaux de rendement des producteurs, ayant mis en évidence la nécessité de renforcer les dispositifs existants de traitement et de stockage des semences. Une conservation inadéquate peut en effet altérer leur pouvoir germinatif et, par conséquent, compromettre les performances des cultures.
Pour répondre à cette problématique, le gouvernement a décidé de renforcer les infrastructures dédiées à la préservation des semences. Le dispositif autorisé comprend 50 unités de stockage frigorifiques solaires, d’une capacité individuelle de 20 à 25 tonnes, ainsi que quatre camions frigorifiques pouvant transporter chacun jusqu’à 15 tonnes.
Les unités de conservation prévues sont des chambres frigorifiques à compartiment unique, équipées de systèmes de régulation de la température et de l’humidité. Leur alimentation électrique sera assurée prioritairement par l’énergie solaire. Un dispositif de secours permettra toutefois une commutation automatique vers le réseau électrique conventionnel en cas de nécessité. Cette configuration vise à garantir la continuité de la conservation dans des conditions adaptées à la préservation de la qualité des semences.
En complément de ces installations, les quatre camions porteurs frigorifiques isothermes assureront le transport des semences conditionnées entre les différents sites de collecte, les centres de traitement et les points de distribution à travers le pays. Ils devront ainsi faciliter l’acheminement des semences dans des conditions appropriées jusqu’aux producteurs.
À travers cet investissement, le gouvernement entend agir sur un maillon essentiel de la chaîne de production agricole, celle de la qualité des semences mises à la disposition des exploitants. La disponibilité d’infrastructures modernes de conservation et de moyens de transport adaptés devrait contribuer à limiter les risques de détérioration des semences et à préserver leur potentiel germinatif.
Romain HESSOU